14 mars: Paul Ahizi, le premier président

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À l’occasion du 14 mars, date à laquelle il aurait célébré ses 85 ans, hommage à Paul Ahizi, chercheur et poète ivoirien disparu en 2015, dont la parole engagée continue d’éclairer la culture et la littérature nationales.

En ce 14 mars, la Côte d’Ivoire se souvient du poète et chercheur Paul Ahizi disparu mais toujours vivant aujourd’hui.

Né à Treichville en 1941, il grandit entre nature, école et passion précoce pour science agricole et poésie ivoirienne naissante.

Chercheur en agronomie spécialisé dans la génétique du palmier à huile il mena une carrière scientifique remarquable au service national.

Formé au collège technique agricole de Bingerville, il obtint un brevet supérieur professionnel d’agronomie tropicale pour servir son pays durablement.

Mais derrière le scientifique vivait un poète convaincu que la parole pouvait éveiller consciences endormies et défendre dignité humaine universelle.

Dans un entretien en 2012, il affirmait préférer le poète éveilleur vigilant dont la voix s’élève comme épée de flamme.

Pour lui la poésie pouvait apaiser violences humaines comme autrefois certains grands poètes avaient su faire taire les armes sanglantes.

Il participa activement à structurer la vie littéraire ivoirienne en fondant une union de poètes et écrivains engagés pour culture.

Cette initiative conduisit ensuite à la naissance d’une grande association nationale des écrivains qu’il dirigea comme premier président engagé durablement.

Dans ses souvenirs la station de recherche de La Mé symbolisait un pacte d’amour profond avec la nature ivoirienne fertile.

Il rappelait aussi que culture et lecture demeurent essentielles pour construire une société lucide et responsable face aux défis contemporains.

Observateur exigeant il regrettait parfois la baisse du niveau de la presse et appelait à davantage de rigueur professionnelle nationale.

Sa parole saluait également les grandes figures littéraires africaines qui ont porté vérité culturelle et dignité intellectuelle pour peuples africains.

Décédé en octobre 2015 à Abidjan il laisse un héritage de science poésie et engagement culturel pour générations ivoiriennes futures.

En ce quatre-vingt-cinquième anniversaire symbolique la nation s’incline devant la mémoire d’un homme ayant uni recherche scientifique et poésie durable.

HARON LESLIE

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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