La disparition de la Professeure Tanella Boni, survenue le 15 septembre 2026 à Toulouse, suscite une vive émotion au sein du monde littéraire et intellectuel ivoirien.
Figure majeure de la pensée, de la poésie et de la littérature africaines, philosophe, universitaire, romancière et essayiste, elle laisse derrière elle une œuvre riche, engagée et profondément humaniste.
Du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA) à l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (AECI), en passant par des voix emblématiques comme Tiburce Koffi et Jean-Baptiste Akrou, les hommages convergent pour saluer une femme de lettres dont la discrétion n’a jamais altéré la portée de la pensée ni l’influence de l’œuvre.
Honorable Anges Félix N’DAKPRI, Commissaire général du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA)
« Le Salon International du Livre d’Abidjan (SILA) rend un hommage empreint d’émotion à la Professeure Tanella Boni, disparue le 15 septembre 2026. Figure majeure de la littérature, de la poésie et de la pensée ivoiriennes et africaines, elle fut philosophe, universitaire, romancière, poétesse et essayiste.
Son œuvre, riche et plurielle, témoigne d’un engagement constant pour le savoir, la liberté, la dignité et la transmission.
Auteure à l’honneur du SILA en 2023, elle demeure intimement liée à la mémoire littéraire ivoirienne.
À sa famille, à ses proches et à toute la communauté culturelle, le SILA adresse ses condoléances les plus attristées.
Sa plume s’est éteinte, son œuvre demeure. »
Tiburce Koffi, écrivain
« Tanella Boni était une amie et une grande intellectuelle. Philosophe, poétesse, romancière et essayiste, elle fut une figure particulièrement polyvalente et l’une des grandes plumes de la littérature ivoirienne.
Très discrète, élégante et peu portée vers les grandes agoras, elle savait pourtant faire entendre une parole utile et profonde.
Nous nous fréquentions depuis les années 1980 et avons notamment participé à des ateliers d’écriture. J’ai eu l’honneur de présenter son premier roman au Centre culturel français.
Après son installation en France, elle s’est progressivement éloignée du milieu intellectuel ivoirien. Sa disparition laisse un immense vide. Un hommage digne de son œuvre s’impose. »
Hélène Wagga Lobé, présidente de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (AECI)
« Le décès de la Professeure Tanella Boni constitue une grande perte pour les mondes littéraire, universitaire et intellectuel ivoiriens, ainsi que pour la littérature internationale.
Ancienne présidente de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire, elle en demeure l’un des piliers. Philosophe, poétesse, romancière et essayiste, elle a profondément marqué la vie universitaire et littéraire par la richesse de son œuvre.
Décédée à Toulouse, en France, l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire entend prendre part à ses obsèques, prévues le 21 septembre, et organiser un hommage en sa mémoire en Côte d’Ivoire.
Par ses écrits, Tanella Boni demeure une grande immortelle. »
Jean-Baptiste Akrou, écrivain, ancien directeur général de Fraternité Matin
« C’est d’abord une grande perte. Chaque fois qu’un auteur, un intellectuel, un philosophe ou un penseur disparaît, c’est une perte pour la communauté intellectuelle.
Tanella Boni était vraiment, je pense, un grand auteur. Je m’incline devant la volonté du Seigneur. Je présente mes condoléances à sa famille biologique et à la famille des écrivains de Côte d’Ivoire.
J’ai prié le Seigneur de la recevoir dans son Royaume.
Que retenir d’elle ? Elle était dense, très dense. Elle était également engagée. C’est essentiellement ce que je retiens d’elle. »
Propos recueillis par
CoolBee Ouattara
POUVOIRS MAGAZINE

