Une rumeur, qu’a relayée une internaute, a récemment accusé une paroisse catholique d’Abidjan d’héberger Guillaume Soro.
Ce mensonge fermement démenti. L’archidiocèse d’Abidjan. Mais au-delà de l’Église, c’est l’intégrité de l’armée, des services de renseignement, et des institutions de sécurité de la Côte d’Ivoire qui est outrageusement mise en doute. Il est temps de dénoncer ces publications irresponsables et d’appeler à la vigilance citoyenne.
Depuis quelques jours, une publication virale sur les réseaux sociaux a tenté une chose. C’est de faire croire qu’une paroisse catholique d’Abidjan héberge l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro. Cette assertion, aussi absurde que dangereuse, s’est laissé suivre d’un démenti clair de l’archidiocèse d’Abidjan. C’était le chargé de communication, Augustin.
« Aucun presbytère, aucun lieu de communauté catholique n’abrite monsieur Guillaume Soro », a déclaré le représentant de l’archidiocèse. Rappelant avec fermeté que l’Église catholique refuse d’être instrumentalisée à des fins politiques ou partisanes. Elle appelle à la responsabilité, à la retenue, et continue de prier pour une Côte d’Ivoire apaisée.
Mais ce qu’il convient de souligner avec gravité, c’est l’insulte implicite que ce genre de propos constitue à l’encontre de l’État ivoirien tout entier.
Une désinformation qui offense les forces de défense et de sécurité
Qui est cette internaute pour prétendre détenir une information qui aurait échappé aux services de renseignements. Également aux forces armées, aux autorités sécuritaires du pays ? Ce type d’accusation revient à faire passer nos services de défense et de renseignement pour incompétents. Une injure directe aux efforts des hommes et des femmes qui, jour et nuit, veillent à la stabilité et à la sécurité nationale.
La Côte d’Ivoire possède un réseau de surveillance renforcé, d’un appareil sécuritaire structuré. Et de services de renseignement performants. Des caméras dans les grandes villes, des agents sur le terrain, une coordination entre les corps. Il est irréaliste de croire qu’une figure aussi médiatique que Guillaume Soro dont la famille (Sylvie Tagro son épouse et deux enfants) est à Abidjan depuis le mardi 1er août 2023, puisse séjourner discrètement dans un presbytère. Sans que les autorités ne soient informées.
Des publications puériles aux conséquences graves
Il est trop facile de publier une « info » sans fondement. Puis d’en observer les retombées comme un jeu. Mais les conséquences de ces mensonges vont bien au-delà de quelques clics ou partages. Elles attisent la méfiance, alimentent les clivages, et sapent la crédibilité des institutions.
Chaque citoyen a une responsabilité. Ne pas relayer sans vérifier, ne pas croire sans discernement. Il ne suffit pas qu’un message soit bien écrit ou partagé massivement pour qu’il devienne vrai. Le bon sens et l’esprit critique doivent redevenir nos boussoles.
Le devoir de vigilance et d’honnêteté
Ce nouvel épisode de rumeur non fondée doit servir de signal d’alarme. Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir des terrains de jeu pour apprentis manipulateurs. Il est de notre devoir collectif de défendre la vérité, de respecter nos institutions. Et de ne pas accorder de crédit à des propos qui insultent l’intelligence et la dignité nationales.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

