21 septembre: Mé Diomandé, emporté par un accident ferroviaire

10 mois

Le 21 septembre 2019, l’ancien capitaine des Éléphants locaux fut inhumé à Abobo. Chaque année, sa mémoire nous rassemble.

Cela fait six ans, jour pour jour, que le footballeur Mé Aboubacar Diomandé repose au cimetière municipal d’Abobo, à Abidjan.

Formé à l’Académie MimoSifcom de l’ASEC, il fut un milieu défensif complet, reconnu pour sa rigueur, son intelligence tactique.

Mé Diomandé a été le premier académicien promu en équipe première sous l’œil formateur du technicien français Pascal Théault.

Il a ensuite porté les couleurs du Stella Club, de l’ASI d’Abengourou, mais aussi de clubs étrangers, en Europe notamment.

On se souvient de ses passages en Angleterre, à Charlton, puis en Belgique, du côté du Germinal Beerschot, à Anvers.

Capitaine exemplaire, il a mené l’équipe locale de Côte d’Ivoire durant le CHAN 2009, organisé à domicile, à Abidjan.

Le 9 août 2019, à seulement 31 ans, sa vie s’éteint brutalement en Inde, dans des circonstances encore jugées floues.

Selon les premiers éléments, il aurait été percuté par un train alors qu’il tentait de traverser ou rejoindre un quai.

Sa disparition a causé une onde de choc dans le monde du football ivoirien, tant par sa brutalité que son mystère.

Le 21 septembre suivant, sa dépouille est inhumée à Abobo, lors d’une cérémonie simple, mais pleine de larmes et dignité.

Depuis, chaque année, joueurs, proches et anciens coéquipiers ravivent son souvenir à travers prières, témoignages et gestes de mémoire.

Le 20 octobre 2021, un match de gala à Sol Béni s’organisa en son honneur, en présence de nombreux acteurs.

À cette occasion, on salua son engagement, son humilité, et son rôle de leader sur et hors terrain.

Mé Diomandé n’était pas seulement un joueur. Il était un pilier silencieux du vestiaire, un frère, un espoir du pays.

Aujourd’hui encore, pour ses proches, sa perte est lourde, d’autant qu’elle représentait aussi une source de soutien financier vital.

Sa carrière inachevée laisse un vide. Pourtant, son passage reste gravé, inspirant de nombreux jeunes à suivre ce chemin exigeant.

En ces temps d’élections et d’incertitudes, souvenons-nous de ceux qui, comme lui, ont porté haut les couleurs ivoiriennes.

Six ans après son décès, son nom est s’évoque avec émotion sur les pelouses, dans les gradins, et au-delà.

Qu’il repose en paix. Son souvenir, lui, reste vivant dans les cœurs de tous ceux qu’il a touchés, ici et ailleurs.

DESIRE THEA

photos:dr

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