À l’IATF d’Alger, la Côte d’Ivoire a présenté une stratégie claire : exporter, éduquer, coopérer. Une délégation forte, épaulée notamment par Voho Sahi, a rappelé que l’excellence ivoirienne se mesure autant en idées qu’en opportunités concrètes.

À Alger, la Côte d’Ivoire a présenté sa stratégie économique et diplomatique dans le cadre de l’IATF 2025.
L’événement « Côte d’Ivoire Trade Opportunities » a permis de mettre en avant les secteurs porteurs et les partenariats en construction.
Kaladji Fadiga, directeur de Côte d’Ivoire Export, a défendu une vision ambitieuse du « Made in Côte d’Ivoire, Made for Africa ».
Il a rappelé le rôle moteur de la Côte d’Ivoire dans l’économie régionale, avec 40 % du PIB de l’UEMOA.
Devant investisseurs et institutions, il a insisté sur les synergies à bâtir pour faire croître un commerce intra-africain solide.
La ZLECAf offre désormais un cadre structurant pour des échanges équitables, innovants et centrés sur les chaînes de valeur africaines.
L’agence soutient activement les entreprises ivoiriennes dans leur stratégie d’exportation, de la formation jusqu’à la mise en relation directe.
L’ambition est claire : promouvoir des exportations diversifiées, créer de la valeur ajoutée locale et transformer durablement l’économie nationale.
La coopération entre la Côte d’Ivoire et l’Algérie s’étend aussi au domaine éducatif, pilier fondamental du développement africain.
Le professeur Voho Sahi, ambassadeur, écrivain et philosophe, a défendu une refonte du système éducatif fondée sur les réalités locales.
Il a souligné l’importance d’un enseignement ancré dans les valeurs africaines et tourné vers les besoins concrets du marché.
La priorité est donnée à la formation professionnelle, au numérique et à l’adaptation des curricula aux mutations économiques.
Voho Sahi incarne cette diplomatie intellectuelle ivoirienne, capable de porter un message structuré dans les sphères internationales.
Il a rappelé que la culture, les idées et la formation sont aussi des produits d’exportation dans un monde globalisé.
Sur le plan commercial, les produits stratégiques incluent le café, le caoutchouc, la noix de cajou et l’énergie électrique.
Un accord de 100 millions d’euros a été signé pour développer les échanges dans le secteur de l’électricité entre les deux pays.
Les relations bilatérales évoluent vers plus de fluidité, en contournant les intermédiaires et en renforçant la transparence.
Au-delà des chiffres, c’est une volonté politique partagée de bâtir une coopération équilibrée, durable et porteuse d’impact.
La jeunesse, la formation, la transformation locale : ce triptyque résume la vision ivoirienne présentée à Alger en 2025.
L’excellence ivoirienne ne se limite pas aux produits ; elle se lit aussi dans ses penseurs, ses diplomates et ses institutions.
FATEM CAMARA (stagiaire)
photo: dr
POUVOIRS MAGAZINE

