Afin d’assurer une distribution plus efficace des sacs de récolte, le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCA) a entrepris une mission de terrain dans la région du Hambol.
L’objectif : identifier les producteurs majeurs et réévaluer les besoins réels des comités villageois. Une démarche au cœur de la réforme de la filière anacarde.
Dans la région de Katiola, le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité affine sa méthode de distribution. Le 17 septembre 2025, une rencontre stratégique s’est tenue à la préfecture régionale du Hambol. Le délégué régional du CCA, M. Konaté Issouf, y a présenté un plan rigoureux de recensement des gros producteurs d’anacarde afin d’optimiser la répartition des sacs de récolte.
Sous la présidence de Madame le préfet Konan Ohoulo Kouassi Brah Juliette, cette réunion a réuni corps préfectoral, techniciens agricoles et partenaires locaux. Ensemble, ils ont passé en revue les nouveaux paramètres d’identification des villages producteurs, en tenant compte des volumes et des localités.
Sous la présidence de Madame le préfet Konan Ohoulo Kouassi Brah Juliette, cette réunion a réuni le corps préfectoral
Priorité aux producteurs de cinq tonnes et plus
Les producteurs disposant d’au moins cinq tonnes seront désormais recensés avec une attention particulière. Ces données permettront au CCA d’ajuster la planification logistique, tout en garantissant que les sacs soient livrés là où ils sont réellement nécessaires.
L’initiative repose sur une collaboration entre les équipes du CCA, l’ANADER, l’OIA, ainsi que les autorités sous-préfectorales. Le travail de terrain s’étend du 11 au 26 septembre et vise à couvrir toutes les zones concernées par la culture de l’anacarde dans le Hambol.
Méthodologie structurée et outils de terrain
Chaque comité villageois devra fournir un bordereau actualisé des besoins, sur la base des statistiques réelles. Ces données alimenteront une base commune d’évaluation, qui servira à élaborer un calendrier de passage par localité.
« Nous devons sortir de l’approximation. La sacherie brousse n’est pas un luxe, mais une condition pour améliorer la qualité des noix », a insisté M. Konaté. Cette réforme, inscrite dans les mesures de modernisation de la filière, vise aussi à réduire les pertes post-récolte et à renforcer la compétitivité du secteur.
Une mobilisation intersectorielle pour la réussite de la réforme
Cette opération associe également les chefs de zone de l’ANADER, les représentants des coopératives, et les agents terrain du CCA. L’implication du corps préfectoral garantit, quant à elle, la légitimité administrative de l’action et sa bonne compréhension par les communautés rurales.
En somme, cette réévaluation des besoins n’est pas un simple recensement. C’est une phase technique essentielle dans le chantier de transformation de la filière anacarde. En ciblant mieux les bénéficiaires, l’État espère renforcer la chaîne logistique et mieux valoriser les efforts des producteurs.
En résumé : produire plus, mais aussi stocker mieux. La réforme passe par des sacs, mais aussi par des chiffres justes.
JM AHOUSSY
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE


