Dans l’aube du 27 juillet 2025, une collision meurtrière a frappé l’axe Katiola-Niakara. Deux véhicules lourds, un autocar et un camion-benne, se sont percutés violemment au PK 24.
Le bilan humain est terrible : seize vies fauchées et cinquante-et-un blessés. Les circonstances restent floues, une enquête est en cours. L’État appelle à la responsabilité sur les routes.
L’accident s’est produit peu après l’aube, sur une route nationale connue pour son trafic dense et accidentogène.
Un autocar de transport en commun, en provenance de San Pedro, roulait à vive allure vers Ouagadougou ce matin-là.
À hauteur du PK 24, un camion-benne transportant une grue surgit, probablement engagé dans une manœuvre mal maîtrisée.
La violence du choc entre les deux mastodontes a été telle que plusieurs passagers sont morts sur le coup.
Le bilan est encore provisoire, mais seize corps ont déjà été extraits des débris tordus et fumants des véhicules impliqués.
Cinquante-et-un blessés, certains grièvement atteints, ont été transférés d’urgence au CHR de Katiola par les secours.
Des témoins parlent de scènes de panique, de cris, de métal déchiré, et d’un silence glaçant après l’impact.
Le ministère des Transports, informé dès les premières heures, a rapidement publié un communiqué officiel de condoléances.
Oumar Sacko, directeur général des Transports, a exprimé soutien et compassion aux familles dans un message empreint d’émotion.
Le ministre Amadou Koné a demandé qu’un représentant local se rende immédiatement sur les lieux pour constater la situation.
Une enquête technique et administrative a été ouverte par le Bureau enquête analyse Accident (BEA), selon des sources officielles.
Cette mission vise à comprendre les causes exactes, les éventuelles fautes humaines ou défaillances mécaniques.
Les autorités soulignent que le bilan, déjà dramatique, pourrait s’alourdir dans les prochaines heures.
Les secours ont travaillé toute la matinée, aidés par des volontaires, à dégager les blessés et sécuriser la zone.
Face à cette tragédie, le ministère appelle à une prise de conscience collective contre l’incivisme routier croissant.
Il est urgent de rappeler que le non-respect du code de la route tue chaque jour dans l’indifférence générale.
Chaque accident comme celui-ci est un rappel cruel de notre vulnérabilité et de la violence des routes ivoiriennes.
Les enquêtes suivront leur cours, mais les vies perdues, elles, ne reviendront jamais malgré les analyses futures.
Une nation endeuillée regarde, encore une fois, ses routes devenir les scènes d’une tragédie évitable.
JULIEN BOUABRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

