Une campagne à peine lancée, des candidats en quête de crédibilité, des alliances troubles : tout semble préparer une victoire écrasante d’Alassane Ouattara.
Mais un grain de sable pourrait-il enrayer cette mécanique bien huilée ?
La scène politique ivoirienne bruisse de rumeurs savamment distillées, et dans l’ombre, les tractations s’enchaînent à un rythme difficile à suivre.
Un bruit persistant circule : Don Mello aurait un accord tacite avec les hautes sphères du PPA-CI pour 2025.
La base du parti semble prête à le suivre, malgré son passé controversé et son positionnement longtemps considéré comme ambigu.
Les militants le réhabilitent progressivement, en attendant de savoir s’il deviendra réellement leur champion pour la présidentielle à venir.
Dans le camp d’en face, le RHDP prépare le terrain en communiquant sur la qualité des dossiers des prétendus « dissidents ».
Cette stratégie vise à expliquer, par avance, les résultats écrasants que pourrait enregistrer Alassane Ouattara au premier tour.
On cherche à ancrer l’idée que l’opposition est divisée, désorganisée, et incapable de peser réellement dans le scrutin.
Dans cette bataille, plusieurs figures politiques émergent, sans qu’on sache encore leur véritable poids dans l’électorat national.
Le mouvement « Génération Capable » tente de s’imposer comme une alternative, mais ses réseaux restent encore très marginaux.
Henriette Lagou, discrète mais constante, joue sa partition, même si son influence ne semble pas dépasser certains cercles ciblés.
Jean-Louis Billon, quant à lui, mise tout sur la base militante du PDCI, en espérant une résurgence de l’ancien parti.
Don Mello, s’il obtient l’onction du PPA-CI, pourrait faire trembler les lignes, à condition d’éviter les pièges du passé.
Mais à ce stade, aucun de ces prétendants ne semble en mesure de créer un véritable choc électoral face à Ouattara.
Si rien ne change fondamentalement, le président sortant pourrait remporter le scrutin sans résistance, dans un fauteuil confortable.
À moins qu’un événement inattendu ne vienne bouleverser cette dynamique, la victoire semble déjà promise au camp présidentiel.
JULIEN BOUABRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

