Le 26 août 2017, l’ancien ministre Dagobert Banzio s’éteignait à l’étranger, loin de sa terre natale. En espagne. Huit ans plus tard, son parcours inspire toujours respect et mémoire.
Le 26 août 2017, Dagobert Banzio est décédé, loin de son pays, en Espagne après une période discrète mais éprouvante de maladie.
Souffrant depuis plusieurs années, il avait choisi de poursuivre ses soins en dehors de la Côte d’Ivoire, dans un cadre familial.
Il faisait face à la maladie avec courage, lucidité et dignité, entouré des siens dans un environnement plus adapté à sa situation.
Ce combat personnel, mené dans le silence, témoigne d’un homme pudique, peu enclin à médiatiser ses souffrances et ses épreuves.
Ce jour-là, la Côte d’Ivoire perdait une voix expérimentée, précise, et engagée dans le service public depuis plusieurs décennies.
Dagobert Banzio était ingénieur des travaux publics, économiste et cadre politique du PDCI-RDA, très investi dans le développement du Cavally.
Député, ministre, président de région : il a occupé des fonctions variées, toujours avec rigueur, méthode et un grand sens d’État.
Il fut un expert reconnu des filières café et cacao, dont il a accompagné les réformes à travers formations et publications.
Homme de dossiers, il a aussi formé plusieurs générations d’administrateurs, coopérateurs, cadres et décideurs économiques dans tout le pays.
Peu adepte de la lumière médiatique, Banzio préférait l’action concrète aux discours publics, les résultats aux annonces spectaculaires.
Le 26 août est désormais une date de mémoire pour ceux qui ont croisé sa route ou travaillé à ses côtés.
Dans le Cavally, sa région d’origine, son nom reste lié à des projets structurants et à une vision du développement local.
Son départ a laissé un vide, mais aussi un exemple de sérieux, d’exigence et de fidélité à ses engagements.
Marié et père de famille, il protégeait farouchement sa vie privée, séparant toujours les responsabilités publiques des réalités personnelles.
Son souvenir est entretenu par les témoignages sobres mais sincères de collègues, collaborateurs, élus et habitants de sa circonscription.
À travers ses actions, ses écrits, ses formations, il laisse une trace intellectuelle et pratique dans l’administration ivoirienne.
Huit ans après, le silence reste une forme d’hommage à celui qui a tant agi dans la discrétion.
Le 26 août, sans cérémonie officielle, plusieurs voix se souviennent d’un serviteur de l’État au parcours dense et exemplaire.
Dagobert Banzio appartient à cette génération de technocrates devenus politiques sans renier leur expertise ni leur exigence professionnelle.
Sa disparition nous rappelle que certains départs, même discrets, laissent des empreintes profondes dans l’histoire institutionnelle d’un pays.
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

