PERSONNE À LA TÊTE DE LA FIF : LE VRAI NON-DIT DU FOOT IVOIRIEN

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Depuis l’élimination des Éléphants, les appels à la démission d’Idriss Diallo se multiplient. Pourtant, ce débat repose sur une erreur fondamentale : juridiquement, son mandat est arrivé à échéance depuis plusieurs mois.

Ce qui interroge désormais n’est plus son départ, mais la transition, la responsabilité des dirigeants sortants et la cohérence des ambitions affichées avant l’élection du 12 septembre.

Le débat réclamant la démission d’Idriss Diallo repose d’abord sur une confusion institutionnelle qu’il convient de dissiper avec rigueur aujourd’hui.

Depuis le 13 avril 2026, Idriss Diallo n’est plus, juridiquement, le président de la Fédération ivoirienne de football.

Son mandat est arrivé à échéance conformément aux textes régissant la gouvernance de l’instance fédérale ivoirienne depuis cette date officielle.

Par esprit de continuité, les présidents de clubs ont accepté une prorogation exceptionnelle, uniquement destinée à accompagner les Éléphants durant le Mondial.

Cette prolongation n’avait ni vocation politique ni caractère électoral, mais répondait exclusivement à une exigence de stabilité sportive temporaire.

Elle devait prendre fin avec la participation ivoirienne, non avec la finale de la compétition mondiale organisée cette année.

L’élimination contre la Norvège en seizièmes de finale a donc mis un terme à cette mission exceptionnelle et transitoire.

Dès cet instant, parler de démission relève d’un contresens, puisqu’on ne démissionne pas d’une fonction que l’on n’exerce plus légalement.

Le véritable enjeu concerne désormais la gouvernance intérimaire d’une fédération privée d’un président pleinement investi jusqu’au prochain scrutin.

L’élection du 12 septembre devra ouvrir une nouvelle séquence, fondée sur des projets crédibles plutôt que sur des fidélités personnelles anciennes.

Cette exigence vaut également pour Malick Tohé, longtemps premier vice-président et acteur majeur de la gouvernance sortante de la Fédération.

Il paraît difficile de revendiquer une rupture tout en demeurant l’un des principaux artisans du système que l’on critique aujourd’hui.

Plus étonnant encore, sa candidature officielle tarde toujours à être annoncée face au président qu’il entend désormais remplacer publiquement.

Cette ambiguïté nourrit inévitablement des interrogations légitimes sur la cohérence politique de son positionnement et de son discours actuel.

Le football ivoirien mérite davantage que des postures circonstancielles ou des calculs électoraux soigneusement dissimulés derrière des convenances stratégiques.

L’heure n’est plus aux slogans, mais aux responsabilités, à la clarté des engagements et au courage de rompre véritablement.

Le scrutin du 12 septembre ne devra pas seulement désigner un président, mais décider d’un changement authentique de gouvernance.

Le football ivoirien ne manque pas de candidats. Il attend surtout des dirigeants capables d’assumer leurs responsabilités, y compris leur passé.

DESIRE THEA

photo:dr

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