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Performance chorale pour clôturer la 7ᵉ édition de la formation 100 % féminine

Vingt-cinq stagiaires, un coach chorégraphique de qualité et une dernière danse particulièrement aboutie. La restitution des travaux de la 7ᵉ édition du Siablé Lab a offert un tableau remarquable. C’était le samedi 4 avril dans la salle-galerie d’expositions de l’INSAAC.

Chargé cette année de la formation de l’atelier 100 % féminin, le chorégraphe Arthur Dodo a engagé les 25 danseuses stagiaires dans l’exploration de l’esthétique de l’imprévu dans le mouvement. Il s’agissait de transformer la contrariété du geste en acte de création, en pure créativité.

« Le travail tout au long de la semaine a consisté à ne pas corriger l’erreur. Mais à s’en saisir pour la transformer en matière chorégraphique ». A expliqué le chorégraphe de la compagnie King Arts lors d’une démonstration avec les danseuses apprenantes.

En pratique, il s’est agi d’un travail de déconstruction des habitudes corporelles. La recherche n’a pas porté sur la technicité, mais plutôt sur la vérité du corps. L’accident du mouvement, tel que le déséquilibre, le faux pas ou la chute, casse les codes habituels et oblige le corps à trouver une réponse plus organique et plus sincère.

Cette technique de l’imprévu, le danseur-interprète du projet de transmission inspiré de Pina Bausch l’a apprise en Suède. En complément des approches de déconstruction acquises à l’École des Sables de Toubab Dialaw au Sénégal.

La restitution des travaux, assurée par les 25 apprenantes, a donné à voir un ballet choral d’une grande cohérence.

Chaque danseuse a transformé ce cheminement dans le chaos en harmonie visuelle.

Cette danse de l’instant, unique et non reproductible, échappe à toute fixation. Tant le mouvement résulte d’un assemblage collectif vivant et organique.

Les danseuses ont également bénéficié d’un module de bien-être et de conscience corporelle, animé le jeudi 2 avril par Jaco Olivier Fine, coach sportif et danseur professionnel.

Autre temps fort du Siablé Lab 7 : la visioconférence du REF, Réseau Engagement Féminin, avec les danseuses stagiaires. Présidé par la chorégraphe ivoirienne Aminata Traoré, le réseau rassemble dix chorégraphes féminines d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Mali, Niger, Togo, Ghana et Côte d’Ivoire).

Toutes sont issues du programme burkinabè Engagement Féminin. Cette rencontre virtuelle a permis un partage d’expériences, un travail de mentorat et un encouragement à briser le plafond de verre encore présent dans le milieu chorégraphique africain.

Elle a également ouvert des pistes de réflexion sur les techniques de création, la diffusion et l’organisation de projets portés par des femmes.

« Dans l’ensemble, cette édition est un succès notable », s’est réjouie la chorégraphe Aminata Traoré, directrice du Siablé Lab. « Notre fierté réside dans la capacité des danseuses formées à développer des créations originales et des idées fortes. L’engouement est réel. Avec davantage de soutien, nous pourrons renforcer ce dispositif d’émancipation féminine dans le secteur de la danse. »

HARON LESLIE

photo:dr

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