Festival de danses afro AIDCF 3 rassemble Africains, Européens et Asiatiques entre Abidjan et Jacqueville

4 semaines

Quand vient le mois d’août, temps de la saison estivale en Europe, vient alors chez nous le temps de l’AIDCF, l’Abidjan International Dance Camp Festival.

En effet, s’est ouverte ce mercredi 12 août, au Village Ki-Yi (Riviera 2), la troisième édition du festival de danses afro-contemporaines. Elle va s’étendre jusqu’au 21 août.

Initié par SK Vision Prod du chorégraphe ivoirien Serge Koffi, basé en Hollande, le festival rassemble une vingtaine d’étrangers. Essentiellement des Européens, des Asiatiques et des Américains. C’est pour une odyssée culturelle en terre ivoirienne à la découverte des danses afro-contemporaines. Ce sont le coupé-décalé et ses dérivés tels que le biama, les danses patrimoniales ivoiriennes, l’azonto, le ndombolo, l’Afro House, etc.

À l’ouverture, Serge Koffi a encore souligné sa volonté, à travers cette initiative, de participer, à son modeste niveau, à la promotion des cultures urbaines ivoiriennes et africaines en général. Aujourd’hui elles sont très pratiquées à travers le monde.

« Et pour connaître ces danses, ces cultures, quoi de mieux que de venir à leurs origines, en Côte d’Ivoire et en Afrique, pour s’imprégner de façon originale et enrichissante ».

A souligné le danseur formé au Village Ki-Yi.

Il a rendu un vibrant hommage à Were Were Liking-Gnepo, la fondatrice de l’institution. Elle a participé très grandement à la formation et à la valorisation de tant d’artistes ivoiriens majeurs de notoriété internationale.

Justement, les Reines Mères Were Were Liking-Gnepo et N’Serel N’Djock, les papesses des lieux, étaient présentes à la cérémonie d’ouverture. Avec Pape Gnepo, le patriarche. Tous ont applaudi l’initiative de Serge Koffi et béni l’artiste pour ce travail de valorisation de sa culture, sans oublier d’où il est parti…

L’AIDCF 3 réunit cette année une quinzaine de stagiaires venus de France, de Hollande et d’Asie, auxquels s’ajoutent des expatriés vivant à Abidjan.

Les ateliers pratiques de ces danses se dérouleront durant toute la période du festival.

Comme de coutume, la programmation de ce volume 3 de l’AIDCF oscille entre workshops et flash mobs performatifs. Les cours seront donnés par divers coachs d’ici et d’ailleurs : les Ivoiriens Sébastien Okpotié pour les danses traditionnelles ivoiriennes, Sandra Labelle pour le coupé-décalé, Steeph Bozyeux pour le biama, Serge Dodo pour l’Afro contemporain, le Ghanéen Rich Boy Hero pour l’azonto, etc.

Les ateliers ne sont pas que pratiques.

Les coachs, pour la plupart, délivrent de véritables enseignements sur les origines et les fondements des danses abordées. C’est donc, en grande partie, une immersion studieuse totale pour ces stagiaires désireux de faire des découvertes culturelles africaines.

« Il est important de venir à la source pour s’imprégner de l’ambiance et de l’univers créatifs de ces danses urbaines. C’est utile ensuite pour l’expression que nous en faisons et la culture que nous acquérons… », explique la Française Alexia Chiche, stagiaire de cette cuvée 2026, qui est présente encore une fois après l’an dernier.

Un voyage de découverte touristique est inscrit chaque année au programme des stagiaires. Cette année, ils et elles découvriront Jacqueville et ses trésors culturels, gastronomiques et balnéaires.

« C’est un festival qui entre dans l’idée de ce que nous, les chorégraphes africains, devons faire pour promouvoir l’originalité, les connaissances. De même que le savoir de nos cultures populaires auprès des autres. C’est cette connexion entre nous, artistes chorégraphes afro-contemporains, pour la promotion de nos savoirs auprès des autres cultures du monde, qui fait l’essence de l’AIDCF ». Apprécie le chorégraphe ghanéen d’azonto Rich Boy Hero (Richard Aboagye, de son nom à l’état civil), organisateur par ailleurs de l’Akwaaba Dance Camp à Accra et en Suède. C’est de ce festival qu’Abidjan International Dance Camp Festival (AIDCF) s’inspire en corps et en esprit.

Aaron LESLIE

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