En ce 2 mars 2026, il aurait eu cent ans, rappelant son héritage spirituel majeur pour l’Église ivoirienne.
Né le 2 mars 1926 à Monga et décédé le 9 juin 2014 à Paris, il demeure une conscience.
Bernard Agré naît à Monga, en Afrique-Occidentale française, aujourd’hui située en Côte d’Ivoire indépendante.
Baptisé à six ans à Memni, il reçoit une éducation missionnaire rigoureuse marquant profondément sa vocation.
Il poursuit sa formation au petit séminaire de Bingerville avant des études philosophiques approfondies.
Envoyé à Ouidah, au Dahomey actuel Bénin, il y étudie la théologie jusqu’en 1953.
Ordonné prêtre le 20 juillet 1953, il commence son ministère pastoral à Dabou.
Brillant intellectuellement, il obtient un doctorat à l’Université pontificale urbanienne de Rome.
De retour à Abidjan, il devient curé puis vicaire général chargé de l’éducation.
Nommé évêque de Man en 1968, il est consacré par le cardinal Bernard Yago.
Il préside ensuite la Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest durant six années déterminantes.
Premier évêque de Yamoussoukro en 1992, il accompagne l’essor spirituel de la capitale administrative.
Le 19 décembre 1994, il devient archevêque d’Abidjan, guidant l’archidiocèse jusqu’en 2006.
Créé cardinal par Jean-Paul II en 2001, il reçoit le titre de S. Giovanni Crisostomo.
Il participe au conclave de 2005 élisant Benoît XVI, marquant l’histoire ivoirienne.
Premier cardinal ivoirien, il incarne dignité, fidélité ecclésiale et engagement pour la paix.
Décédé le 9 juin 2014 à Paris, il laisse un héritage spirituel immense.
Cent ans après sa naissance, son témoignage demeure une lumière pour l’Afrique et l’Église universelle.
MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

