Ce 27 décembre 2025, Guel Tchiressoua atteint le cap symbolique du demi-siècle, riche d’un parcours qui honore le football ivoirien.
Né à Sikensi, loin des projecteurs, il n’était pas grand de taille, à peine 1,66 mètre, mais immense par le jeu.
Formé à l’ASEC Mimosas, école d’excellence du football africain, il s’y distingue très tôt par son intelligence tactique.
Milieu offensif élégant, il savait ralentir le jeu, l’accélérer, toujours avec une lecture juste des espaces disponibles.
En 1997, il est sacré meilleur joueur du championnat ivoirien, reconnaissance d’un talent déjà mûr et respecté.
En 1998, il remporte la Ligue africaine des champions avec l’ASEC, sommet continental d’une génération brillante.
Son départ pour l’Europe l’amène à l’Olympique de Marseille, où il découvre la Ligue 1 dans un contexte exigeant.
À Saint-Étienne, puis surtout à Lorient, il trouve la continuité nécessaire pour exprimer pleinement son football réfléchi.
À Lorient, il devient un repère collectif, apprécié pour sa régularité, son sens du jeu et son engagement constant.
La Coupe de France 2002, remportée face à Bastia, reste l’un des moments les plus forts de sa carrière professionnelle.
Alors, était-ce un grand joueur ou un bon joueur ? Il fut surtout un joueur essentiel.
Essentiel parce qu’il faisait jouer les autres, parce qu’il comprenait le football avant de le courir.
Son passage par la Turquie et Israël témoigne d’une carrière ouverte, courageuse, menée sans calcul ni bruit.
Aujourd’hui, la relève porte un nom familier : Moussa Guel, son fils, ailier moderne, rapide et percutant.
Formé à Lorient comme son père, Moussa trace sa propre route, nourrie d’héritage mais libérée de comparaisons.
À cinquante ans, Guel Tchiressoua incarne la réussite sobre, celle qui traverse le temps sans jamais forcer l’admiration.
Joyeux anniversaire à un homme dont la carrière prouve que la grandeur ne se mesure jamais en centimètres.
DESIRE THEA
photo:drguel
POUVOIRS MAGAZINE
