Le 3 mai 2026 marque bientôt vingt ans de la disparition de Mamadou Zaré, figure marquante du football ivoirien et africain.
Le 3 mai 2007, Mamadou Zaré s’éteignait à Abidjan, laissant un vide immense dans le football ivoirien et africain.
Vingt ans après, son nom continue de résonner dans les stades, les centres de formation et la mémoire collective.
Ancien joueur puis entraîneur de ASEC Mimosas, il a consacré toute sa vie à ce club mythique.
Milieu de terrain talentueux, il évoluait aux côtés de grandes figures comme Abdoulaye Traoré et Gadji Celi.
Mais c’est sur le banc qu’il va écrire les pages les plus marquantes de son parcours exceptionnel.
En 1995, il réalise un exploit historique en conduisant l’ASEC en finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions.
Après un match nul prometteur à Johannesburg, un simple nul suffisait au retour pour offrir au club son premier sacre continental.
Mais le destin en décide autrement, et Orlando Pirates s’impose un but à zéro au stade Félix-Houphouët-Boigny.
Cette défaite reste l’un des moments les plus douloureux mais aussi les plus mémorables de l’histoire du club ivoirien.
Zaré, lui, sort grandi de cette campagne, devenant le premier entraîneur local à atteindre ce niveau de compétition africaine.
Influencé par Philippe Troussier, et féru d’Oscar Fulone il choisit très tôt de transmettre son savoir et former de nouvelles générations.
Son engagement dépasse les frontières ivoiriennes, notamment au Burkina Faso, où il contribue à l’encadrement des Étalons lors de la CAN 1998.
Créateur de son académie à Yopougon, il œuvre pour l’émergence de jeunes talents et la structuration du football local.
Homme discret mais passionné, il incarnait une vision exigeante, fondée sur le travail, la discipline et l’amour du jeu.
Aujourd’hui encore, son héritage inspire joueurs, éducateurs et dirigeants, rappelant qu’un homme peut transformer durablement tout un écosystème sportif.
DESIRE THEA
photo:dr
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