Entre pages et mandats, N’Dakpri écrit un nouveau chapitre sans fermer le précédent

4 semaines

Ange-Félix N’Dakpri, acteur majeur de la scène culturelle ivoirienne et ancien commissaire général du SILA, franchit une nouvelle étape.

Ayant surmonté une période de détention, il se tourne désormais vers la législative de décembre 2025. Tout en continuant de porter haut la culture et le livre.

Figure emblématique du monde littéraire et culturel ivoirien, N’Dakpri a marqué le SILA. Le plus grand rendez-vous artistique de l’Afrique subsaharienne. Son engagement auprès des éditeurs, écrivains et libraires témoigne de sa passion intacte pour le livre et la pensée. Malgré les épreuves personnelles qu’il a traversées.

Choisi par le PDCI-RDA comme candidat pour la circonscription de Toumodi, il entend mettre son expérience et son sens de l’engagement au service de ses concitoyens.

Sa candidature symbolise la continuité d’un héritage culturel et civique.

Tout en ouvrant un nouveau chapitre dans sa trajectoire exceptionnelle.

Cette désignation s’inscrit dans la continuité de son engagement local et familial. Avec l’héritage de plusieurs figures ayant servi la région. Ainsi que par sa propre implication sur le terrain culturel et communautaire.

Cette candidature représente pour lui une étape additionnelle dans un parcours déjà riche. Les responsabilités publiques, ancrage territorial et engagement socioculturel s’y croisent naturellement. Elle s’ajoute à son rôle de personnalité reconnue du secteur du livre. Tout en reflétant la confiance que son parti place en son expérience et en sa connaissance des réalités locales.

Sans préjuger du choix souverain de l’électorat.

Acteur majeur du livre en Côte d’Ivoire, commissaire général du SILA et figure respectée de la scène culturelle, Ange-Félix N’Dakpri porte un parcours. Ce dernier se fait avec l’engagement, la créativité, la fidélité aux siens et une résilience forgée dans l’épreuve.

Ange-Félix N’Dakpri appartient à cette catégorie rare d’hommes dont le parcours raconte autant la personnalité que l’époque. Son histoire s’inscrit dans la vie intellectuelle ivoirienne, au cœur du monde du livre, des idées et de l’expression artistique. Mais elle s’éclaire aussi par un fil rouge profondément humain. Celui d’un homme déterminé, sensible aux autres, fidèle aux siens et convaincu que la culture peut beaucoup, parfois même tout.

Il est avant tout connu comme commissaire général du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA), aujourd’hui considéré comme le plus grand rendez-vous culturel d’Afrique subsaharienne.

Sous sa coordination, le SILA est devenu un espace de dialogue continental.

Un lieu où éditeurs, écrivains, libraires, traducteurs et enseignants se rencontrent pour reconnaître ce que la pensée peut offrir à une société en mouvement.


Le public voit l’événement ; les professionnels, eux, voient l’empreinte de son travail.

Car avant d’être un organisateur hors pair, Ange-Félix N’Dakpri est un stratège culturel, un homme qui comprend la valeur sociale d’un livre et la nécessité de fédérer ceux qui le font vivre. Ancien président de l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (Assedi), il a accompagné plusieurs générations d’éditeurs. Formé de jeunes professionnels, défendu la profession avec conviction et représenté la Côte d’Ivoire dans de nombreux cercles du livre à l’international.

C’est d’ailleurs cet univers – celui de la pensée, de la création, du partage – qui s’est dressé comme un seul homme lorsqu’il a traversé l’une des périodes les plus difficiles de sa vie.

10 mois d’incarcération à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).


Une épreuve lourde, douloureuse, jamais totalement élucidée publiquement, mais qui a révélé quelque chose de fondamental.

Elle a révélé l’estime dont il jouit.
Révélé la fidélité de son réseau culturel.
Et elle a révélé la profondeur du lien humain qu’il a su tisser.

Éditeurs, journalistes culturels, écrivains, libraires, artistes : tous se sont mobilisés pour lui témoigner solidarité et reconnaissance. Lors de sa visite de remerciement à l’Union des journalistes culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI), ses représentants ont rappelé ce soutien avec émotion. Beaucoup voyaient en lui plus qu’un collègue. Un homme rassembleur, loyal, constant, dont les engagements dépassent les sphères professionnelles.

Ceux qui ont travaillé avec lui le décrivent comme un homme d’écoute.

Un enclencheur d’énergies, un bâtisseur patient, doté d’une compréhension intuitive des dynamiques culturelles.
Ceux qui le connaissent personnellement évoquent un homme attaché à sa terre, à ses villages de Lomo Tenguebo et d’Abli. A ses ancêtres et à son héritage familial.
Ceux qui l’ont vu agir savent sa capacité à mobiliser les forces vives autour de projets d’envergure.

Ses passions artistiques le révèlent aussi. Amateur de musique, soutien affiché des artistes, il n’hésite pas à accompagner des groupes comme Zouglou Makers, ou des artistes féminines comme Bella Mondo, dont il admire la détermination et la créativité. Son affection pour les grandes figures continentales, tels Koffi Olomidé qui a séjourné à Abli, rappelle son ouverture à toutes les expressions culturelles africaines. De la plus populaire à la plus savante.

Cet éclectisme, loin d’être un simple goût personnel, traduit une vision.

La culture est plus forte lorsqu’elle unit, lorsqu’elle circule, lorsqu’elle fait dialoguer les voix du pays et celles d’ailleurs.

Ce qui frappe dans son parcours, c’est que malgré les épreuves, malgré les responsabilités, les attentes parfois lourdes, il reste animé d’un désir constant de partage. Il parle souvent de transmission, d’héritage, de continuité. Evoque ses parents avec respect, ses mentors avec gratitude, ses prédécesseurs avec admiration. Son identité culturelle n’est pas une posture : c’est une maison intérieure.

De son oncle, le Ministre Patrice Kouamé, il a retenu le sens du devoir.
Ses parents, il a hérité les valeurs de droiture, de dignité et de travail.

Du monde du livre, il a appris le pouvoir des idées.

De l’épreuve, il a gagné en profondeur humaine.

Aujourd’hui, Ange-Félix N’Dakpri incarne une trajectoire de résilience et de responsabilités. Un homme construit, éprouvé, renforcé. Un homme dont les actions culturelles continuent d’irriguer le pays. Homme dont le potentiel reste largement ouvert sur l’avenir.

Son parcours raconte une vérité simple :
certaines vies ne se résument pas à des fonctions. Elles s’expliquent par un destin.

Fort de sa rigueur, de son sens de l’engagement et de son expérience à la tête du SILA, N’Dakpri semble prêt à relever les défis de la vie publique.

AK

photo:dr

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