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Gaza : donner la vie au cœur du chaos. Dans une enclave en ruines, des milliers de femmes enceintes accouchent sans soins, en pleine guerre, sans soutien ni sécurité.

À Gaza, chaque naissance devient un combat : femmes et nourrissons affrontent l’horreur, privés d’accès aux soins médicaux élémentaires.

Le Fonds des Nations unies pour la population signale que vingt-trois mille femmes n’ont plus accès aux soins prénataux indispensables.

Chaque semaine, environ quinze bébés naissent dans des conditions extrêmes. Sans assistance médicale, dans des lieux dangereux ou insalubres.

Depuis janvier, plus de 465 femmes ont accouché hors des hôpitaux. Souvent seules, sans aide professionnelle ou structure sanitaire fiable.

Les mois de juin et juillet furent particulièrement dramatiques. Avec une forte augmentation des accouchements sans encadrement médical.

Le système de santé local s’effondre : quatre hôpitaux spécialisés en maternité risquent la fermeture imminente, selon l’UNFPA.

Vingt-et-un centres de santé primaires ne peuvent plus fonctionner normalement, surchargés et en manque de médicaments essentiels à Gaza.

Les structures encore ouvertes dans le sud sont saturées, incapables de traiter l’afflux massif des patients venus du nord.

Plus de 321.000 personnes ont fui depuis août. Aggravant la situation humanitaire déjà critique pour les femmes et les enfants.

Dans ce chaos, les femmes s’exposent à des risques accrus : violences sexistes, exploitation, abus dans les camps improvisés.

Les structures de protection sont également visées, plusieurs refuges ayant cessé leurs activités, faute de sécurité ou de financement suffisant.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a dénoncé les attaques contre une flottille humanitaire en route.

Il appelle à un accès libre et sans entrave à l’aide humanitaire. Notamment les soins, la nourriture et les médicaments vitaux.

Dans l’indifférence croissante, la population gazaouie, et surtout ses femmes, vit une tragédie humaine d’une ampleur rarement égalée.

FATEM CAMARA

photo:dr

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