3 septembre: Siméon Aké, représentant aux Nations unies

9 mois

Homme d’État ivoirien, Siméon Aké a marqué la diplomatie africaine par un engagement constant au service de son pays.

Ministre, ambassadeur, haut fonctionnaire international, il fut l’un des piliers de la politique étrangère ivoirienne pendant plus de trois décennies.

Siméon Aké, né le 4 janvier 1932 à Bingerville, a occupé d’importantes fonctions diplomatiques et politiques en Côte d’Ivoire.

Il étudie le droit à l’université de Dakar, puis à Grenoble, où il obtient un diplôme supérieur en 1958.

En 1959, il débute sa carrière comme chef de cabinet du ministre de la Fonction publique ivoirien nouvellement indépendant.

De 1961 à 1963, il est premier conseiller de la délégation ivoirienne auprès des Nations unies à New York.

De 1963 à 1964, il devient directeur du protocole d’État, poste stratégique dans les relations internationales du pays.

En 1964, il devient ambassadeur en résidence à Londres, accrédité aussi auprès des royaumes nordiques européens.

En 1966, UN 3 SEPTEMBRE il devient représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations unies, fonction occupée onze années durant.

Durant ce mandat, il préside notamment la commission de visite au Sahara espagnol, en pleine décolonisation africaine.

Il occupe aussi la présidence du Conseil économique et social des Nations unies, renforçant le rôle africain multilatéral.

En 1977, on le nomme ministre des Affaires étrangères sous Félix Houphouët-Boigny, poste qu’il occupe jusqu’en 1990.

Il reste ministre plus de treize ans, traversant six gouvernements successifs dans une période cruciale de diplomatie régionale.

En parallèle, il est membre actif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, siégeant au bureau politique dès 1975.

Grand diplomate, il reçoit de nombreuses distinctions nationales et internationales, dont la Légion d’honneur française.

Commandeur de l’ordre national ivoirien,  le Vatican le décore pour ses mérites exceptionnels.

Siméon Aké meurt le 8 janvier 2003 à Abidjan, laissant un héritage diplomatique fort et reconnu à l’international.

FATEM CAMARA (stagiaire)

photo:dr

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