Du 14 au 16 février, les chefs d’État et de gouvernement se sont réunis à Addis-Abeba. Ils participaient au 39e sommet de l’Union africaine.
Le thème portait sur la gestion durable de l’eau et de l’assainissement.
En dehors de l’intervention du secrétaire général des Nations Unies, peu de décisions fortes ont émergé.
Il a jugé inacceptable l’absence de membre africain permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
Le sommet s’est achevé sans communiqué final.
Un fait révélateur.
L’organisation peine à parler d’une seule voix.
Les divisions internes la conduisent au bégaiement, parfois au silence.
Pourtant, les crises sont nombreuses.
La guerre et le pillage persistent en République démocratique du Congo.
Le Soudan s’enfonce dans la violence.
La situation reste critique en République centrafricaine.
L’Alliance des États du Sahel multiplie les déclarations offensives.
Les attaques terroristes se poursuivent au Nigéria.
Le dossier du Sahara occidental refait surface.
La position américaine favorable au Maroc ravive les tensions.
Aucune décision majeure n’a été prise.
Seulement des déclarations de principe.
Des vœux pieux.
Le président en exercice, Évariste Ndayishimiye, aura fort à faire.
Le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a promis la tolérance zéro contre les putschs.
Il a réaffirmé la volonté de « faire taire les armes ».
La Conférence a reconnu la colonisation comme un crime contre l’humanité.
Elle a exprimé sa solidarité avec la Palestine.
Elle soutient le droit du peuple palestinien à un État.
Mais le bilan reste faible.
L’Union n’a pas les moyens de sa politique.
Elle manque de puissance économique.
Elle ne dispose pas d’outils militaires crédibles.
Les influences extérieures compliquent la situation.
Les États-Unis interviennent dans plusieurs crises.
Le Qatar et l’Arabie saoudite sont présents en Afrique centrale.
La Russie agit en Centrafrique et au Sahel.
La Chine étend son influence économique.
Sur la guerre en Ukraine, l’Union reste prudente.
Sur la crise à Gaza, sa voix est timide.
Face aux tensions autour de l’Iran, elle demeure en retrait.
Le contexte international ouvre pourtant une opportunité.
Encore faut-il une volonté commune.
Et les moyens d’agir.
Tama César
photo:dr
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