Recalé de la présidentielle, Pasteur Zahui regrette un manque de « transparence » du Conseil constitutionnel

10 mois

Candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, le Révérend Amagou Wilfried Zahui qu’a recalé le Conseil constitutionnel, qui a motivé cette décision. Avec un déficit de 18 366 parrainages par rapport au seuil requis de 1 % de l’électorat, soit 61 481 parrainages.

Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 13 septembre au siège de son Église Genèse à Angré CHU, l’homme de Dieu a déploré un manque de « transparence ». Transparence de la part de l’organe en charge du contrôle des candidatures. Estimant qu’un délai de rattrapage pour compléter les parrainages aurait pu lui être accordé, « afin de relever le défi ».

Ceci étant, le pasteur Zahui a déclaré accepter cette décision « avec la responsabilité qui place la vie de l’homme au centre des préoccupations ». Il a ajouté :

« Nous sommes fermement convaincus que l’amour de la patrie doit guider chacune de nos actions.

C’est pour cela que nous lançons un appel solennel à tous les acteurs politiques d’intégrer la paix et la cohésion. »

Celui qui a lancé sa candidature sous le slogan de campagne « Challenge 25-30 », pour reconstruire la cohésion nationale, a annoncé le lancement imminent du mouvement « Élection paisible, zéro violence ». Mouvement censé promouvoir une campagne électorale sans heurts. Et recueillir, dans toutes les régions du pays, le cri du cœur et les souffrances des populations. Afin de les porter à l’attention des décideurs politiques.

Tout au long de ses propos, le Révérend Zahui a réaffirmé son attachement à la paix et à la stabilité, qu’il considère comme des gages de développement. Nuançant cependant ce propos, il a également estimé qu’« il n’y a pas de développement véritable sans cohésion sociale ». Une manière pour lui de souligner la nécessité de panser les plaies et les frustrations nées des crises passées.

« Notre inquiétude tient au fait que nous constatons la non-cicatrisation des rancœurs du passé », s’est-il alarmé.
« Actuellement, dans le pays, il y a de la tolérance, mais pas de réconciliation », a-t-il jugé en conclusion.

Aaron Leslie

photo:dr

Pouvoirs Magazine

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