Cette année, la ville de Dimbokro a accueilli la 48e Journée internationale des droits de la femme, célébrée le 8 mars.
La Côte d’Ivoire a profité de cette occasion pour évaluer les progrès accomplis trente ans après la conférence mondiale de Beijing.
En 1995, la Côte d’Ivoire figurait parmi les 189 pays signataires de la déclaration et du programme d’action de Beijing.
Pour cette 48e édition, le pays avait choisi comme thème principal : « Droits des femmes, réalisations et stratégies pour l’avenir ».
Grâce à des initiatives diverses, des obstacles majeurs avaient été levés pour renforcer les droits fondamentaux des femmes ivoiriennes.
Depuis Beijing, plusieurs lois avaient été adoptées, dont celle criminalisant les mutilations génitales féminines, votée en décembre 1998.
L’élimination des pratiques culturelles néfastes, telles que les mariages précoces, était devenue une priorité pour les autorités ivoiriennes engagées.
La scolarisation des jeunes filles faisait l’objet d’une attention particulière, permettant d’améliorer les indicateurs d’accès et de maintien scolaire.
Le gouvernement avait autorisé l’entrée des filles à l’École Militaire Préparatoire de Bingerville dès la rentrée 2013-2014 officiellement.
En 2015-2016, la Gendarmerie nationale avait intégré ses premières recrues féminines, ouvrant davantage de portes aux femmes ivoiriennes ambitieuses.
L’autonomisation économique des femmes restait une priorité, avec la création de fonds spécifiques pour financer leurs projets entrepreneuriaux diversifiés.
Le Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) avait déjà permis à des milliers de femmes d’entreprendre indépendamment.
Malgré des avancées notables, des défis persistaient concernant les droits des femmes, selon les participantes au panel sur Beijing.
« Des progrès existaient, mais nous devions continuer les efforts pour surmonter les obstacles », avait déclaré Nassénéba Touré publiquement.
Les femmes revendiquaient davantage de responsabilités au sein des institutions et souhaitaient un alignement sur l’article 37 constitutionnel.
Elles aspiraient également à renforcer leur participation politique pour atteindre la parité dans toutes les instances décisionnelles importantes.
La loi de 2019 sur la représentation féminine visait à accroître la présence des femmes dans les assemblées élues nationales.
Trente ans après Beijing, la Côte d’Ivoire maintenait son engagement pour garantir tous les droits fondamentaux des femmes ivoiriennes.
La déclaration et le programme d’action de Beijing constituaient encore aujourd’hui la référence mondiale en matière d’égalité des sexes.
SOPHIE BLE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

