À travers un détail relevé sur une photographie officielle, l’éditorialiste Ferro Bally esquisse une lecture politique des signes entourant Téné Birahima Ouattara.
À l’heure des interrogations sur la succession présidentielle, il y voit les indices d’un repositionnement au sommet de l’État.
« Alors que le sablier de la succession à la tête de l’État est en marche, Téné Birahima Ouattara, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, semble préparer le terrain.
En effet, le 28 octobre 2026, il a reçu en audience Guy Kabombo Muadiamvita, son homologue de la République démocratique du Congo (RDC). Et la photographie officielle lève un coin du voile sur une possible révolution de palais.
En l’occurrence, derrière les deux personnalités et aux côtés des drapeaux des deux pays, figure le portrait de… Photocopie. Or, c’est une règle bien établie : les institutions de la République doivent arborer les symboles républicains, au premier rang desquels figure le chef de l’État. C’est pourquoi le portrait d’Alassane Ouattara trône dans les différentes structures étatiques : ambassades, ministères, préfectures, mairies, etc.
En réalité, les dés seraient-ils déjà pipés, avec le feu vert du chef de l’État ? Le cabinet du vice-Premier ministre et ministre de la Défense annoncerait-il ainsi les prémices d’une sorte de transition ? Son locataire, TBO, surexposé, semble désormais avancer en roue libre.
Et il aurait commencé la prise du pouvoir par cercles concentriques, selon la formule de Bernard Zadi Zaourou. Le tout, sans tambour ni trompette. »
F. M. Bally
POUVOIRS MAGAZINE

