Face à une présidentielle jugée injuste, Simone Gbagbo propose une solution politique, refuse la résignation et appelle au sursaut électoral.
Pour Simone Gbagbo, la situation politique actuelle exige une décision forte du président Alassane Ouattara pour corriger les injustices démocratiques.
Elle propose que le chef de l’État prenne un décret après avoir convoqué l’Assemblée nationale pour voter une loi d’amnistie.
Mais elle reconnaît qu’à ce stade, pour ces élections-ci, il est trop tard pour réintégrer les exclus légalement.
Sauf si un report des élections est décidé — ce qui semble peu probable dans le contexte actuel de crispation institutionnelle.
Pour qu’un scrutin soit juste et transparent, il faut avant tout une forte mobilisation citoyenne, massive, calme et déterminée.
Simone Gbagbo ne demande pas des manifestations de rue, mais une démonstration populaire par les urnes et la vigilance électorale.
Elle appelle les électeurs à sortir nombreux, voter massivement et faire respecter la vérité sortie des bureaux de vote.
Selon elle, les résultats doivent être sécurisés, transmis rapidement et fidèlement aux structures compétentes, sans manipulation ni rétention.
Elle affirme que cette élection sera particulièrement difficile car aucune des revendications de l’opposition n’a été satisfaite.
Mais dans une élection, dit-elle, il faut y aller avec lucidité, courage et détermination, car rien n’est jamais joué d’avance.
Même Alassane Ouattara, selon elle, ignore les résultats à venir, car le peuple peut encore faire basculer le rapport de force.
Simone Gbagbo affirme clairement : « Je n’accompagne personne. Je ne pars pas vaincue. Je veux gagner, même contre M. Thiam. »
Elle tend la main à tous les candidats recalés, et même aux électeurs du RHDP, pour construire ensemble l’alternance.
Elle considère que la gouvernance de M. Ouattara n’est pas sans fautes et que l’heure du changement est arrivée.
Dans l’opposition, rappelle-t-elle, le choix de la paix a été fait. Refus des armes, refus de la guerre, malgré les frustrations.
« Si le pays est en paix aujourd’hui, c’est parce que l’opposition ivoirienne a refusé de replonger dans la violence. »
ETHAN GNOGBO
photo:dr
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