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Cela ne pouvait pas mieux tomber pour le président Alassane Ouattara. La Banque africaine de développement publie ce jour même un rapport chargé de signaux positifs pour l’économie ivoirienne.

En évaluant les perspectives pour l’année en cours.

Trois jours à peine après le congrès du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) – un congrès qui n’aura finalement accouché que d’une virgule –, le champion de la bannière orange, ayant choisi de jouer les prolongations, peut se réjouir : la BAD affirme que la Côte d’Ivoire peut « tirer le meilleur parti du capital pour favoriser son développement ». Autrement dit, les fondamentaux économiques du pays sont solides, et le potentiel est réel.

Plusieurs points clés ressortent. L’inflation est en baisse, passant de 5,2 à 4 %, tandis que le produit intérieur brut enregistre une croissance de 6,3 %, signe d’une économie résiliente malgré les secousses mondiales.

Mais tout n’est pas parfait.

Le rapport souligne une mobilisation encore faible des ressources intérieures, notamment les recettes fiscales, qui plafonnent à 13,5 %, bien en deçà de la norme communautaire fixée à 20 %. Toutefois, le ton général du document reste loin d’être alarmiste.

Au contraire, pour un potentiel candidat déjà en campagne, il est rassurant de noter que la Côte d’Ivoire conserve sa part historique de 40 % dans la production mondiale de cacao.

Les revenus cumulés du cacao et du café sont d’ailleurs en hausse de 35 %, atteignant 734 milliards de francs CFA, contre 545 milliards l’année précédente.

Le rapport insiste aussi sur la richesse naturelle du pays, encore largement sous-exploitée. Près de 95 % des ressources renouvelables – qu’elles soient forestières, agricoles ou minières – restent à valoriser.

À côté de ce tableau verdoyant, quelques faiblesses persistent et appellent des recommandations. L’Indice de Développement Humain, qu’avait dénoncé avec vigueur Tidjane Thiam, président du plus vieux parti politique ivoirien, demeure faible, même s’il connaît une légère amélioration : il passe de 0,565 à 0,582.

La BAD invite ainsi à renforcer la lutte contre la corruption, améliorer le système judiciaire et augmenter les investissements dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’accès à l’eau. Mais le sentiment général reste à l’optimisme : la Côte d’Ivoire a déjà traversé des temps plus durs.

Enfin, l’institution mise fortement sur la Couverture Maladie Universelle (CMU) pour améliorer le quotidien des Ivoiriens, toutes sensibilités politiques confondues, de Laurent Gbagbo à Guillaume Soro, en passant par Charles Blé Goudé.

Avec un tel rapport, Ado voit la vie en rose. L’année électorale à venir semble, pour lui, déjà bien engagée.

Tama César

photo:dr

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