Blé Goudé : “Asseyons-nous ou recommençons les erreurs du passé”

11 mois

Radié de la liste électorale, Charles Blé Goudé plaide pour un dialogue national sincère à quelques mois du scrutin.

C’est un appel grave et solennel que Charles Blé Goudé adresse au pouvoir en place ce 18 juin 2025.

Le président du Cojep, dans un message diffusé sur Facebook, enjoint l’État d’organiser une concertation nationale urgente.

Il appelle à rassembler tous les enfants de la nation, pour préserver l’équilibre mental et émotionnel du peuple ivoirien.

Selon lui, le porte-parole du Cojep a parlé, mais son témoignage personnel restait attendu face à cette injustice manifeste.

Débouté par la Commission électorale indépendante, puis par le tribunal de Gagnoa, il conteste la légitimité de sa radiation.

Blé Goudé dénonce une radiation jugée arbitraire, fruit d’une poursuite judiciaire qu’il estime profondément contestable et juridiquement infondée.

Pour lui, ce processus injuste n’efface ni sa voix, ni son engagement envers la paix et la démocratie ivoirienne.

Il ne se résigne pas malgré l’escalade verbale inquiétante qui entoure déjà la présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire.COJEP?

« Je ne perds pas espoir, je crois encore à mon pays », affirme-t-il avec une gravité désarmante et déterminée.

Il accepte l’injustice du moment, mais rejette son caractère définitif, refusant de céder à la résignation ou à la colère.

Charles Blé Goudé insiste : une solution politique et pacifique demeure non seulement possible, mais absolument indispensable au contexte actuel.

Il plaide pour un dialogue national sincère, qu’on l’appelle conclave, assises, ou forum : peu importe, il faut dialoguer.

Il rappelle avec insistance les années sombres du passé récent – 2010, 2011, 2015, 2020 – pour prévenir l’irréparable.

C’est l’histoire elle-même qui parle à travers lui, qui exhorte les leaders à tirer les leçons plutôt que chercher vengeance.

« Ce n’est plus une option, c’est une urgence nationale », martèle-t-il en appelant à une concertation inclusive et franche.

À ses yeux, aucune formation politique ne peut prétendre représenter les Ivoiriens si elle rejette l’idée de dialogue républicain.

« Ce que nous devons faire aujourd’hui, c’est parler. Nous n’avons plus le luxe de l’évitement. » conclut-il fermement.

ETHAN GNOGBO

photo:dr

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