Ce dimanche 23 août à New York, la diaspora ivoirienne des États-Unis et du Canada est conviée à une soirée autour du PND 2026-2030.
Portée par Me Ayssata Coulibaly-Diabi, cette initiative citoyenne veut rapprocher compétences, capitaux et opportunités au service du développement de la Côte d’Ivoire.
A partir de 20 heures, entrepreneures, cadres, investisseurs et membres de la communauté ivoirienne des États-Unis et du Canada se retrouveront à New York autour d’un dîner-gala, avec notamment une tombola dotée de 10 000 dollars.
Mais l’essentiel est ailleurs. Il s’agit de créer une connexion plus forte entre la Côte d’Ivoire et ses ressortissants de l’extérieur.
L’initiative propose de passer d’une diaspora qui soutient à une diaspora qui investit, entreprend, transmet et construit. Encore faut-il que cette diaspora soit elle-même accompagnée, informée et orientée vers les opportunités offertes par le pays.
Le PND peut justement servir de cadre à cette nouvelle relation.
Santé, immobilier, agriculture, industrie, numérique, infrastructures, services ou entrepreneuriat : les possibilités sont nombreuses. L’enjeu sera de transformer les rencontres en partenariats, les compétences en projets et les intentions en investissements.
L’originalité de l’initiatrice tient aussi à son approche généreuse et altruiste. Elle n’a pas attendu une fonction officielle pour agir. Elle a perçu, pas en tant que ministre, ambassadrice, sénatrice ou autres, mais en sa qualité de citoyenne, l’intérêt stratégique de reconnecter une diaspora riche de compétences avec les ambitions de son pays.
L’initiative mérite donc d’être encouragée, sans excès de commentaires ni de compétition autour de son idée.
Car, au fond, dans le pire des cas, elle est déjà un succès. Elle aura réussi à réunir des Ivoiriens autour d’une même question — que pouvons-nous construire ensemble pour notre pays ?
Et si cette première rencontre fait naître demain quelques investissements, quelques partenariats ou quelques projets, elle aura alors franchi une étape supplémentaire.
À New York, Me Ayssata Coulibaly-Diabi ne prétend pas avoir tout inventé. Elle aura simplement eu le mérite d’avoir été la première à commencer et à réussir.
ETHAN GNOGBO
POUVOIRS MAGAZINE

