Anyama : le Kouroubi fait vibrer la tradition et rapproche les générations

3 semaines

À Anyama, la célébration du Kouroubi a transformé la tradition en passerelle entre mémoire, jeunesse et cohésion sociale.

Le Kouroubi, danse traditionnelle originaire de Bondoukou, a été célébré samedi 15 août 2026 à Anyama, dans une atmosphère festive et chaleureuse.

Initiée par Fatoumata Coulibaly, cette rencontre a offert au public un moment de découverte, de partage et de transmission autour d’une tradition qui continue de traverser les générations.

L’événement s’est tenu sous le parrainage de Madame le Maire, Fatima Bamba, représentée par Mme Fatoumata Diabaté, 4ᵉ adjointe au maire.

Prenant la parole au nom de la première magistrate de la commune, Fatoumata Diabaté a salué une initiative qui contribue à préserver et à valoriser le patrimoine culturel.

« Nous saluons cette belle initiative qui contribue à faire vivre nos traditions et à rapprocher nos communautés. La culture n’est pas un luxe, c’est un repère. »

Elle a également insisté sur la nécessité de transmettre cette tradition aux nouvelles générations :

« Le Kouroubi n’est pas seulement un moment de réjouissance. C’est un espace de transmission, de rencontre et de cohésion sociale. Nous devons le protéger pour nos enfants. »

À travers ce soutien, Mme Fatima Bamba réaffirme ainsi son attachement aux initiatives culturelles capables de renforcer les liens entre les populations.

Une tradition pour ne pas oublier d’où l’on vient

Pour l’organisatrice, Fatoumata Coulibaly, cette célébration répond avant tout à une volonté de transmission.

« Nous ne devons pas laisser nos traditions s’éloigner avec le temps. Le Kouroubi est un héritage de Bondoukou que nous avons le devoir de faire connaître, surtout à la jeunesse. »

Au-delà de la danse et de la dimension festive, l’initiative se veut également un acte de mémoire.

« C’est une manière de rappeler d’où l’on vient tout en donnant à chacun l’occasion de partager un moment de convivialité », a-t-elle expliqué.

Dans le public, les réactions étaient également empreintes d’enthousiasme.

Mme Doumbia Siata, spectatrice, a salué « l’esprit de fraternité qui accompagne nos grands moments culturels ».

M. Ouattara Ismaël, chef de communauté, s’est pour sa part réjoui de découvrir « une danse chargée d’histoire », dans une ambiance où les différences laissent place au partage.

À travers ces témoignages, une même conviction se dégage. C’est que le Kouroubi mérite d’être davantage connu, valorisé et transmis.

À Anyama, cette célébration aura donc dépassé le simple cadre d’un rendez-vous culturel. Elle a rappelé que la tradition peut encore être un langage commun. Capable de rapprocher les générations et de renforcer le vivre-ensemble.

Coolbee Ouattara

photos: DR

POUVOIRS MAGAZINE

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