Annoncée avec insistance pendant plusieurs semaines, l’éventuelle candidature de Malick Adam Tohé à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) n’a finalement jamais vu le jour.
Ce renoncement nourrit les interrogations sur sa crédibilité et renforce l’impression d’une ambition davantage médiatique que véritablement politique.
Pendant plusieurs semaines, le nom de Malick Adam Tohé a occupé l’espace médiatique. Des publications sur les réseaux sociaux, qu’ont relayé plusieurs médias, laissaient entendre qu’il briguerait la présidence de la Fédération ivoirienne de football. Lors de l’élection du 12 septembre. L’intéressé semblait entretenir le suspense. Laissant prospérer l’idée d’une candidature imminente.
Pourtant, en coulisses, rares étaient ceux qui croyaient à cette perspective. Dans les milieux du football, une conviction revenait avec insistance : Malick Adam Tohé ne franchirait jamais le pas. Beaucoup estimaient qu’il ne déposerait finalement pas sa candidature, considérant que cette démarche relevait davantage d’une opération de communication que d’un véritable projet de gouvernance.
Les faits semblent leur avoir donné raison. Alors que l’échéance électorale approche, l’homme d’affaires n’est pas entré dans la course. Ce qui avait été présenté comme une ambition forte s’est finalement évanoui, laissant derrière lui un sentiment d’inachevé. Beaucoup résument aujourd’hui cette séquence par une simple interrogation : tout cela pour ça ?
Au-delà du renoncement, c’est le message envoyé aux présidents de clubs qui interroge. Pendant plusieurs semaines, ils ont été amenés à envisager une alternative qui ne s’est jamais concrétisée.
Une telle attitude peut être perçue comme un manque de considération envers les acteurs appelés à choisir le futur dirigeant de la FIF.
Il y a parfois une ironie des prénoms. Adam renvoie au commencement, au premier pas, à celui qui ouvre une histoire. Dans cette campagne, Malick Adam Tohé restera surtout comme celui qui n’a jamais franchi la ligne de départ. Une candidature annoncée, commentée, attendue… mais jamais assumée comme en lâcheté
Le contraste est d’autant plus frappant que Malick Adam Tohé apparaît désormais aux côtés du président sortant, Idriss Diallo, qu’il accompagne régulièrement lors de déplacements officiels, notamment à la CAN, à la Coupe du monde ou encore lors du pèlerinage à La Mecque. Dès lors, beaucoup s’interrogent sur la sincérité d’une candidature qui aurait consisté à défier un dirigeant dont il est resté un proche soutien.
En politique sportive comme ailleurs, la crédibilité se construit par des actes. À force d’avoir laissé croire à une candidature qui n’a jamais été officialisée, Malick Adam Tohé aura surtout conforté ceux qui doutaient de sa détermination. En politique comme dans le football, on ne juge pas un candidat à l’intensité des rumeurs qui l’entourent. Mais au courage de transformer ses intentions en engagement.
DESIRE THEA
POUVOIRS MAGAZINE

