À quelques semaines de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), les prises de position des anciens dirigeants alimentent le débat.
Pour le journaliste sportif Éric Oulla, auteur de Mes Vertes Vérités, manuscrit de footeux, la volonté de Malick Tohé de se démarquer d’Idriss Diallo manque de crédibilité. Au regard de son implication dans la gouvernance actuelle.
Pour Éric Oulla, l’ancien vice-président de la FIF ne peut difficilement se présenter comme un homme de rupture. Après avoir participé à la gestion de l’instance fédérale. Le journaliste, installé à Marrakech, estime que cette prise de distance avec Idriss Diallo apparaît « à la fois opportuniste et incohérente ».
L’auteur de Mes Vertes Vérités, manuscrit de footeux rappelle que Malick Tohé appartient à ce qu’il qualifie d’« élite dirigeante ». Laquelle pilote le football ivoirien depuis plus de trois décennies. À ses yeux, il est donc inévitablement comptable du bilan de cette gouvernance.
« On ne fait pas une révolution avec du déjà-vu », résume Éric Oulla, qui s’interroge sur la cohérence de cette posture. Selon lui, si Malick Tohé avait réellement souhaité marquer une rupture avec la direction actuelle, il aurait dû poser un acte fort. Notamment en démissionnant de ses fonctions. À défaut, cette prise de distance apparaît davantage comme un repositionnement politique. Que comme une véritable remise en cause du système qu’il a contribué à faire fonctionner.
DESIRE THEA
POUVOIRS MAGAZINE

