En ce 30 mars, hommage à un homme de médias et d’écriture, dont le parcours entre continents et émotions force le respect.
En ce trente mars, il faut marquer une pause pour célébrer Philippe Di Nacera, homme de médias et de mémoire.
Né un trente mars, Philippe incarne cette génération de journalistes forgés par le terrain, l’exigence et la passion du récit.
Installé en Côte d’Ivoire, il a su faire de ce pays un espace d’expression et d’engagement.
Ami fidèle de Jean Philippe Kaboré, fils de Henriette Diabaté, il cultive des liens solides et durables.
Son parcours débute en France, entre droit public et passion secrète pour le journalisme qu’il n’osait avouer.
Très tôt, l’appel du métier l’emporte, le poussant vers Paris, cœur battant de l’information et des grandes rédactions.
Il fait ses armes sur France 3 avant de rejoindre des formats exigeants et structurants du paysage audiovisuel français.
À La Marche du siècle, il affine son regard, développe son sens de l’enquête et de la narration rigoureuse.
Puis viennent des responsabilités majeures, notamment à Public Sénat, où il dirige la rédaction avec exigence.
Son parcours le mène ensuite à France 24, où il participe à une aventure médiatique ambitieuse et internationale.
Mais Philippe ne se contente pas de suivre le mouvement, il crée, entreprend et transmet son savoir aux générations suivantes.
Avec MediaPhil puis MediaPhil Afrique, il accompagne des projets audiovisuels en Afrique et dans d’autres régions du monde.
À Abidjan, il s’implique dans la structuration du paysage médiatique et contribue à l’émergence de nouvelles dynamiques éditoriales.
Il lance notamment PolitikAfrique et participe activement à l’aventure de 7info, média d’information en continu. Il anime avec sérénité l’émission sérieuse « Droits dans les yeux ».
Mais au-delà du professionnel, c’est l’homme qui se révèle pleinement avec son ouvrage La Traversée.
Dans ce récit intime, il raconte l’épreuve du Covid, la maladie de son père et l’angoisse vécue à distance.
Quarante cinq jours de réanimation, deux comas, une famille dispersée entre continents mais soudée dans la douleur partagée.
Ce livre devient alors un exutoire, une mémoire écrite, un moyen de transformer la peur en mots et en transmission.
Il y évoque aussi ses racines algériennes, l’exil familial et cette quête d’identité qui traverse toute son existence.
Devenir journaliste fut aussi un héritage paternel, nourri par les journaux télévisés regardés ensemble dans les années quatre vingt.
Aujourd’hui, Philippe incarne un pont entre continents, entre mémoire intime et engagement professionnel au service de l’information.
En ce jour anniversaire, c’est un homme debout que l’on célèbre, fidèle à ses valeurs et à ses combats.
Joyeux anniversaire Philippe, que cette traversée continue d’inspirer, d’éclairer et de relier les hommes au-delà des frontières.
HARON LESLIE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

