La maire du VIIe arrondissement échoue face à Emmanuel Grégoire lors des municipales, malgré un soutien présidentiel et une stratégie personnelle assumée.
Rachida Dati subit une lourde défaite à Paris, obtenant seulement 41,5 % des suffrages face à Emmanuel Grégoire largement en tête.
La candidate Les Républicains visait la mairie depuis des années, misant sur sa popularité et l’usure de la majorité sortante.
Sa campagne a été jugée minimaliste, évitant les débats télévisés et proposant peu d’initiatives concrètes aux Parisiens exigeants.
La fusion avec Pierre-Yves Bournazel et le retrait de Sarah Knafo n’ont pas suffi à compenser son déficit de crédibilité.
Jamais le total de la gauche n’avait atteint un tel niveau à Paris, confirmant un rejet massif de la candidate LR.
Rachida Dati rêvait de Paris depuis sa première élection dans le VIIe arrondissement, exploitant un parcours marqué par l’ambition et la persévérance.
Malgré son expérience, sa notoriété et son statut de ministre de la Culture, elle n’a pas réussi à séduire le centre et la droite parisienne.
Le premier tour laissait déjà apparaître un retard important, et les efforts pour éliminer la concurrence de droite n’ont rien changé.
Cette nouvelle défaite pourrait déclencher des tensions au sein de la droite parisienne et remettre en question ses ambitions nationales futures.
Le « deal » avec Emmanuel Macron n’a pas fonctionné : le soutien présidentiel et la loi PLM n’ont pas garanti son succès à Paris.
Rachida Dati reste néanmoins maire du VIIe arrondissement et affirme qu’elle continuera à défendre les Parisiens avec pugnacité et détermination intacte.
Un procès pour corruption et trafic d’influence prévu en septembre pourrait cependant compliquer son retour sur la scène politique nationale.
Malgré les difficultés, certains soutiennent que la « femme alpha » qu’elle incarne peut encore se relever de cette lourde désillusion électorale.
ETHAN GNOGBO
POUVOIRS MAGAZINE

