Portés par des figures majeures comme Amoikon Marie Agathe et Ange Félix N’Dakpri, les professionnels ivoiriens sont sur la scène littéraire parisienne.
Ils confirment le dynamisme éditorial africain face à un public diasporique en quête d’identités culturelles fortes.
Les éditeurs ivoiriens étaient à l’ouverture du Salon du livre africain de Paris.
Parmi eux, l’incontournable Amoikon Marie Agathe s’est distinguée après avoir remporté en 2025 un prix prestigieux pour son ouvrage remarqué.
Son livre, consacré à la tresse de Suzanne Kouamé, illustre la richesse culturelle ivoirienne et la valorisation des traditions africaines contemporaines.
Autre figure notable, Ange Félix N’Dakpri, commissaire du SILA, confirme la présence institutionnelle ivoirienne dans les grands rendez-vous littéraires internationaux.
Leur participation témoigne de l’engagement croissant des acteurs ivoiriens dans la promotion du livre africain auprès des publics européens.
Organisé au cœur de Paris, l’événement a rassemblé près de 150 éditeurs venus de seize pays africains différents.
Des professionnels issus de France, de Belgique et du Canada ont également fait le déplacement pour cette cinquième édition.
Le salon, particulièrement fréquenté, confirme l’intérêt grandissant de la diaspora africaine pour des œuvres reflétant leurs identités culturelles multiples.
Les stands proposaient une diversité d’ouvrages, allant de la fiction à la fantasy, en passant par l’histoire et jeunesse.
Cette édition mettait particulièrement en avant la littérature jeunesse, répondant à une demande croissante de récits inclusifs et représentatifs.
De nombreux parents recherchent des livres mettant en scène des héros africains, permettant aux enfants de mieux s’identifier culturellement.
Certains visiteurs, comme des étudiants issus de la diaspora, viennent aussi pour renouer avec leurs racines grâce aux livres.
Les échanges entre auteurs, éditeurs et lecteurs contribuent à renforcer les liens entre l’Afrique et sa diaspora européenne.
Malgré les difficultés de circulation du livre sur le continent, les éditeurs constatent une progression encourageante de leur visibilité internationale.
Ainsi, le salon s’impose comme une vitrine essentielle pour les acteurs africains souhaitant conquérir un public français toujours plus curieux. La littérature africaine ne se contente plus d’exister : elle s’affirme, se rassemble et se projette.
Et pourtant a moins d’un mois, le salon avait perdu son site initial, réquisitionné en urgence dans le cadre du plan hivernal.
Cette décision brutale avait bouleversé l’organisation, contraignant les équipes à revoir entièrement la logistique et réduire la programmation prévue. Deux jours les 21 et 22 mars.
Le report étant impossible pour des raisons de visas et déplacements internationaux, une solution alternative avait été trouvée en urgence.
Maintenu malgré ces désagréments majeurs, l’événement démontre la résilience des organisateurs face à une situation particulièrement critique.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

