Face à l’argument fallacieux de la « réciprocité », A. Sylla dénonce l’absurdité morale de reproduire la violence et l’injustice ailleurs. Il rappelle que ce qui est condamnable ailleurs doit être invariablement rejeté chez soi.
« Leur appliquer une réciprocité de traitement. » Voilà l’argument qu’ils invoquent pour justifier l’absurde de cet agenda macabre qu’ils cultivent et n’osent plus cacher à la vue de tous.
À la vérité, ils revendiquent le droit d’infliger aux Libanais le même traitement présumé qui serait réservé aux Africains résidant au Liban.
Lorsque l’on prétend exécrer une chose, n’est-on pas tenté de l’abolir partout plutôt que de la reproduire chez soi ?
La violence et l’injustice auraient-elles un visage acceptable sous certains cieux plutôt qu’ailleurs ?
C’est justement dans cette revendication que se loge l’illogisme du principe de réciprocité. C’est là que sont sapées, à la racine, toutes les prétentions à légitimer ce vil combat. L’incohérence de la démarche demeure, en vérité, son unique boussole.
Alors, non !
Non, pas en mon nom : jamais un tel crime ne sera commis ni admis. Ce qui est condamnable ailleurs doit l’être chez nous, sauf à sombrer dans l’hypocrisie qui masque des desseins hideux.
A. SYLLA
photo:dr
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