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Cinq ans après sa disparition, Michel Kodjo demeure une figure majeure des arts visuels en Côte d’Ivoire.

Cinq ans déjà que Michel Kodjo s’est éteint, laissant derrière lui une œuvre immense et une empreinte durable.
Né en 1935 à Soumier-Bia, il grandit dans un environnement propice à la créativité artistique.
Très tôt, il se forme à l’École de menuiserie de Treichville avant de découvrir sa vocation pour la peinture.


En 1957, à seulement vingt-deux ans, il marque l’histoire avec la première exposition individuelle organisée à Abidjan.
Cette étape décisive lui ouvre les portes d’une bourse d’études pour intégrer l’École des arts décoratifs de Nice.
Entre 1959 et 1961, il perfectionne son art en France, obtenant en 1964 un prestigieux prix de dessin.
Son parcours académique se poursuit à Clermont-Ferrand, où il obtient un certificat supérieur en formation artistique reconnu internationalement.


De retour en Côte d’Ivoire, il devient professeur de dessin à Grand-Bassam, transmettant son savoir avec passion.


Son style unique repose sur des symboles puissants, mêlant mythes personnels et usage subtil de dorures expressives.
Ses œuvres, aujourd’hui exposées au Musée des cultures contemporaines Adama Toungara, témoignent d’une carrière exceptionnelle.


Pionnier avant l’indépendance ivoirienne, il s’impose comme une référence incontournable de la peinture contemporaine africaine.
Le 23 mars 2021, il s’éteint à Grand-Bassam, à l’âge de quatre-vingt-six ans, des suites de maladie.
Aujourd’hui encore, son héritage artistique inspire de nombreuses générations, perpétuant la richesse culturelle ivoirienne à travers le monde.

HARON LESLIE

photo:dr

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