22 mars : le transfèrement de Blé Goudé

2 mois

 Douze ans après, cette date reste un symbole fort de justice internationale et de mémoire de la crise ivoirienne.

Le 22 mars 2014 marque le transfèrement de Charles Blé Goudé vers la Cour pénale internationale à La Haye officiellement.

Arrêté dans le contexte postélectoral ivoirien, il est accusé de crimes graves liés aux violences de 2010 et 2011 sanglantes.

Le mandat d’arrêt avait été émis dès le 21 décembre 2011 par la juridiction internationale compétente basée aux Pays-Bas alors.

Il devient ainsi le troisième Ivoirien poursuivi après Laurent Gbagbo et Simone Gbagbo devant cette cour internationale importante très connue.

Le conseil des ministres ivoirien avait validé sa remise à la justice internationale le 20 mars 2014 dans une décision.

Son transfert effectif deux jours plus tard concrétise la coopération entre Abidjan et la juridiction pénale internationale sur ce dossier.

Le procès conjoint avec Laurent Gbagbo s’ouvre officiellement le 28 janvier 2016 devant les juges internationaux compétents désignés pour l’affaire.

Le juge Cuno Tarfusser entouré de magistrats expérimentés chargés d’examiner les faits reprochés en détail préside la chambre.

Les charges incluent meurtres viols et persécutions supposément commis durant la crise postélectorale ayant profondément marqué la société ivoirienne entière.

Douze ans après ce transfèrement la date du 22 mars reste un repère mémoriel important dans l’histoire judiciaire ivoirienne contemporaine.

Elle rappelle les tensions politiques extrêmes et les violences qui ont suivi l’élection présidentielle contestée opposant plusieurs camps rivaux armés.

Le procès visait aussi à établir les responsabilités individuelles dans une crise ayant causé des milliers de victimes civiles innocentes.

En janvier 2019 les deux accusés sont finalement acquittés suscitant des réactions contrastées parmi les observateurs nationaux et internationaux nombreux.

Malgré cet acquittement l’affaire demeure emblématique des efforts de justice internationale concernant les crimes commis lors de conflits politiques internes.

Chaque 22 mars peut servir de rappel historique pour comprendre les enjeux de justice responsabilité et réconciliation en Côte d’Ivoire.

FATEM CAMARA

photo:dr

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