Donald Trump n’a pas encore avoué sa défaite militaire. Et la guerre continue au Moyen-Orient.
Il avait fustigé tous ses prédécesseurs — George Bush, Barack Obama et Joe Biden — qu’il accusait de « mener des guerres sans fin ». Et alors qu’il promettait qu’il n’y aurait plus d’autres guerres sous son mandat, pour mériter le Prix Nobel de la Paix, il a déclenché, le 28 février 2026, sa propre guerre contre l’Iran.
Le piège se referme sur lui. Ayant lourdement sous-estimé le pouvoir des mollahs et victime du syndrome d’hubris, il a sacrifié aux annonces tonitruantes sur la force militaire américaine et la destruction de toutes les capacités iraniennes.
Toutes se sont révélées des pipeaux.
Constatant la vacuité des prières des pasteurs évangéliques américains et l’incapacité de son bras séculier israélien, Trump, toute honte bue, appelle désormais à la rescousse ses alliés occidentaux et asiatiques — France, Angleterre, Corée du Sud et Japon — qu’il avait méprisés dans son aveuglement, pour espérer internationaliser le conflit.
Dans la panique, il y joint même la Chine, alliée géostratégique de l’Iran. Or, son objectif final était d’étrangler l’Empire du Milieu en le privant des approvisionnements pétroliers du Venezuela, après avoir kidnappé le président Maduro, et de l’empire perse, en renversant le régime des mollahs.
Mais contre mauvaise fortune, Trump fait bon cœur. Il veut faire la cour à Pékin pour desserrer l’étau et sortir la tête haute de sa guerre.
L’opération « Fureur épique » tourne ainsi à un échec épique. Et Trump va à Canossa.
F. M. Bally
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

