Le 16 mars 2026 marque le 85ᵉ anniversaire de naissance du général Robert Guéi, ancien chef de l’État ivoirien assassiné en 2002.
Né le 16 mars 1941 à Kabakouma, dans l’ouest ivoirien, Robert Guéi appartient au peuple yacouba.
Militaire de carrière, il est formé à Bingerville, puis poursuit sa formation dans plusieurs écoles militaires prestigieuses africaines et françaises.
Il intègre ensuite l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, où il reçoit une formation stratégique qui marquera durablement sa carrière militaire.
Durant les années du président Félix Houphouët-Boigny, Robert Guéi gravit progressivement les grades dans l’armée ivoirienne nationale.
Il devient chef d’état-major des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire en 1990 dans un contexte politique délicat.
Cette période le place au cœur des grandes tensions politiques et sociales que traverse la Côte d’Ivoire au début.
En 1995, ses relations avec le président Henri Konan Bédié se dégradent après son refus d’utiliser l’armée contre manifestations.
Écarté de l’armée puis mis à la retraite, il reste toutefois une figure influente respectée par nombreux militaires.
Le 24 décembre 1999, une mutinerie renverse le président Bédié et Robert Guéi prend la tête du Comité national.
Il devient ensuite président de la République et engage la rédaction d’une nouvelle Constitution pour la Deuxième République.
Après l’élection présidentielle d’octobre 2000, contestée et suivie de manifestations, il quitte finalement le pouvoir sous pression populaire.
Resté actif politiquement, il fonde l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire pour poursuivre engagement national.
Le 19 septembre 2002, au début de la rébellion armée, Robert Guéi est assassiné à Abidjan dans circonstances tragiques.
Vingt ans plus tard, le 19 septembre 2022, l’État ivoirien lui reconnaît officiellement le statut d’ancien chef d’État.
JULIEN BOUABRE
photo:dr
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