Chaque année, durant le Ramadan, la quête de conseils santé en ligne s’intensifie, favorisant la circulation rapide d’informations médicales trompeuses.
Derrière un simple conseil partagé en ligne peut parfois se cacher un risque réel pour la santé des jeûneurs.
Alors que des millions de fidèles observent le jeûne, la vigilance devient indispensable face aux informations médicales circulant massivement.
Encourager médecins et étudiants en médecine à communiquer davantage en ligne apparaît essentiel pour rééquilibrer l’information accessible.
Malgré une présence croissante des professionnels de santé, le volume de contenus sensationnalistes demeure largement dominant.
Le citoyen peut adopter des réflexes simples, vérifier les sources fiables et consulter un médecin en cas doute.
Les signes d’alerte incluent promesses de guérison rapide, absence de preuves scientifiques et arguments uniquement basés sur témoignages.
Renforcer l’éducation à la santé et aux médias dès l’école devient indispensable pour développer l’esprit critique.
Autrefois dépendants des médecins et médias traditionnels, les citoyens font désormais face à une production massive instantanée.
Les algorithmes favorisent les contenus émotionnels, polémiques ou alarmistes.
Amplifiant involontairement la désinformation médicale durant cette période.
Les messages courts, affirmatifs et spectaculaires se partagent davantage que les explications nuancées fondées scientifiquement.
Le public confond souvent popularité et crédibilité, deux notions pourtant totalement distinctes dans l’univers numérique.
Certains influenceurs publient sans base scientifique solide, cherchant visibilité ou ventes de produits prétendument bénéfiques.
La recherche de solutions rapides rend les jeûneurs vulnérables aux affirmations simplifiées ou pseudo-scientifiques.
Santé, spiritualité et habitudes quotidiennes s’entremêlent étroitement durant le Ramadan, renforçant l’attention portée au bien-être.
Boire excessivement au ftour ou jeûner sans suivi médical pour diabétiques figurent parmi croyances risquées fréquentes.
Des conseils nutritionnels extrêmes et prétendus remèdes miracles promettent énergie durable ou guérisons improbables.
Cette forte demande d’informations crée un terrain favorable à la circulation rapide de contenus non vérifiés.
Chaque année, selon Mourad Karami, les contenus médicaux approximatifs ou faux augmentent considérablement pendant le Ramadan.
Les recherches liées à la santé explosent massivement sur les réseaux sociaux.
FATEM CAMARA
photo:dr
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