Kéïta à Anicette Konan: « il faut arriver à gérer la frustration »

2 semaines

Certaines ruptures deviennent des spectacles publics, mais Emmanuelle Keita dénonce les « vengeurs du vide » : ceux qui exposent, salissent et manipulent au lieu de tourner la page.

Il y a un truc chez certains partenaires, certaines aventures, certains petits flirts légers, certains mou-gou-pans :
ils exposent, ils déballent, ils salissent.

Moi, je les appelle les vengeurs du vide.

Ce sont ces gens qui, au lieu de partir avec dignité quand une histoire, sérieuse ou pas, ne se passe pas comme ils voulaient,
sortent la caméra, les messages, les confidences.

Comme si une relation ratée devait devenir un spectacle public.
Alors qu’au fond, une relation ratée, c’est juste une erreur de parcours, pas un contenu à montrer.

Quand ça ne marche pas, on s’en va.
On encaisse.
On apprend.
Et on essaie d’oublier.

Le pire avec les vengeurs du vide, c’est qu’ils ne se rendent même pas compte que leur bonheur peut être juste là, à côté.


Quelqu’un les regarde.


Quelqu’un qui pourrait les aimer sainement, les construire, faire d’eux une personne accomplie.

Mais dès qu’il y a un peu de frustration, bam, ils dégainent.
Parce qu’ils espéraient plus.
Parce qu’ils voulaient une place qui n’était pas la leur.
Qu’ils se sont monté un film que la réalité n’a jamais validé.

Le vrai problème, ce n’est pas la rupture.
C’est qu’on leur a fait rêver et qu’ils ont confondu promesses et certitudes.

Ils étaient deux.
On leur a parlé de mariage, de futur, d’engagement.
Alors que parfois, les faits, même officiels, montraient qu’ils n’étaient pas l’élu ou l’élue.

Quand la vérité rattrape le fantasme, ils ne prennent pas de recul.
Ils prennent une caméra.
Mais montrer un ex ne rend ni plus crédible, ni plus respectable, ni plus désirable.
Ça montre juste qu’on n’arrive pas à gérer la frustration et qu’on n’accepte pas que tout ne soit pas dû.

La maturité, c’est savoir quitter une histoire sans chercher à détruire l’autre.
Parce qu’on ne construit pas son avenir en brûlant son passé.
On lâche, on avance et on laisse enfin la place à son vrai bonheur.

EMMANUELLE KEITA

photo:dr

Le titre est de la rédaction

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