Don de Ouattara à l’église: aumône acceptée, gouvernance contestée, le double discours des paroisses

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Le 24 février 2026, le président Alassane Ouattara a offert des vivres à l’Église catholique, à l’occasion du Carême.

La cérémonie s’est tenue à la cathédrale Saint-Paul du Plateau, en présence d’une importante délégation gouvernementale rassemblée pour l’événement.

Conduite par Anne Désirée Ouloto, la délégation comprenait plusieurs ministres et conseillers proches du chef de l’État.

Les dons remis à Ignace Cardinal Bessi Dogbo totalisent cent millions de francs CFA en vivres et produits essentiels.

Ils comprennent mille six cents sacs de riz, des cartons d’huile, de pâtes alimentaires, de sucre et de lait.

Des produits d’hygiène, du savon, de l’eau de javel et du chocolat en poudre complètent également cette dotation.

Selon la ministre d’État, ce geste traduit un message de fraternité, de paix et de vivre-ensemble national.

Elle a souligné que chrétiens et musulmans sont engagés simultanément dans une période spirituelle de jeûne et d’introspection.

Le gouvernement présente ainsi cette action comme un soutien concret aux communautés religieuses durant ce temps de pénitence.

L’archevêque d’Abidjan a salué une initiative qu’il inscrit dans l’esprit de l’aumône et du partage chrétien.

Il a rappelé que prière, jeûne et solidarité demeurent indissociables pour donner sens au Carême.

Ce don, a-t-il affirmé, traduit une volonté de justice sociale et de réconciliation nationale durable.

Cependant, dans certaines paroisses, des voix critiques interrogent la gouvernance du donateur et ses priorités publiques.

Le paradoxe demeure : célébrer la solidarité présidentielle tout en questionnant simultanément la gestion politique nationale.

Entre ferveur religieuse et lecture civique, ce geste s’inscrit donc dans un contexte social attentif.

Au-delà de l’aide matérielle, l’acte revêt une portée symbolique forte en période de fragilité économique.

Il confirme enfin la centralité du dialogue entre pouvoir politique et autorités religieuses en Côte d’Ivoire.

JM AHOUSSY

photo:dr

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