Les autorités libyennes ont confirmé la mort par balle de Seif al-Islam Kadhafi, figure controversée de l’après-2011. Une enquête a été ouverte à Tripoli, dans un contexte politique toujours marqué par les divisions et l’instabilité.
Le parquet général libyen a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête après la confirmation de la mort de Seif al-Islam Kadhafi.
Cette annonce intervient au lendemain de la confirmation que le fils de Mouammar Kadhafi a été tué par balle mortellement.
Les autorités judiciaires ont précisé qu’une équipe composée de médecins légistes et d’experts s’est rendue mardi à Zenten dans l’ouest.
La dépouille de Seif al-Islam Kadhafi y a été examinée afin de déterminer précisément les causes du décès constaté officiellement.
Selon le communiqué publié par le parquet, l’examen médico-légal a établi que la victime avait succombé à des balles tirées.
Une procédure pénale a immédiatement été engagée pour identifier les auteurs présumés et tenter de les interpeller dans les meilleurs.
Aucune information officielle n’a été communiquée concernant les funérailles, alors que le lieu de l’inhumation demeure inconnu pour l’instant encore.
Recherché par la Cour pénale internationale, Seif al-Islam Kadhafi était poursuivi pour crimes contre l’humanité depuis plusieurs années par cette.
Arrêté en 2011 dans le sud libyen, il avait été détenu longuement à Zenten par des groupes armés locaux influents.
Condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif, il avait ensuite bénéficié d’une amnistie controversée décidée par les.
Jusqu’à l’annonce de sa mort, les autorités ignoraient publiquement où se trouvait Seif al-Islam Kadhafi depuis plusieurs mois selon des.
Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste profondément divisée et politiquement instable malgré des tentatives internationales.
Deux gouvernements rivaux se disputent le pouvoir, opposant l’exécutif reconnu à Tripoli aux autorités de Benghazi soutenues par le maréchal.
Dans l’est comme dans l’ouest du pays, aucune réaction officielle n’a encore été formulée par les dirigeants politiques libyens concernés.
L’avocat français Marcel Ceccaldi affirme que son client a été assassiné à Zenten par un commando inconnu composé de quatre.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
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