Les jeunes filles, souvent les plus innocentes, regardent ces femmes à la télévision sans percevoir le vide idéologique qu’elles peuvent incarner.
Certaines peuvent chanter au temple, se proclamer chantres, puis mentir, révélant que la télévision n’est pas toujours un reflet de l’intégrité.
Travailler ne signifie pas seulement gagner de l’argent, mais s’accomplir et transmettre des valeurs. L’accomplissement personnel est la véritable récompense.
Pourtant, certains abusent de leur visibilité, et même les plus avertis peuvent être bernés,. Y compris Yaya, fasciné par l’écran et trompé par l’illusion qu’il produit.
L’écran agit comme un filtre, créant une proximité artificielle entre les célébrités et le public. Il impose des récits préfabriqués, limitant la nuance et le discernement.
Le rôle des journalistes devrait être d’éclairer et d’ouvrir des pistes de réflexion.
Or, l’animation médiatique n’équivaut pas à une interview de fond, ni à la production d’un contenu instructif.
Cette dynamique est amplifiée par les choix stratégiques de certains patrons de presse. Fabrice Sawegnon, par exemple, privilégie des talents déjà suivis par des communautés importantes.
Il n’est pas intéressé par les étudiants de l’ISTC ou ceux qui viennent de l’école. Mais par ceux qui ont déjà une audience et un talent préexistant, assurant ainsi un rendement médiatique immédiat.
Cette logique favorise l’exposition et la notoriété sur le mérite et la formation professionnelle. Au détriment des valeurs et de la culture journalistique.
La télévision peut briller et captiver, mais elle n’éclaire pleinement que lorsqu’elle est portée par des individus intègres, cultivés et guidés par un idéal.
La vie, comme le journalisme, est un art exigeant fondé sur la constance, l’exemplarité et la vérité. Sans cela, l’écran séduit mais ne transforme jamais réellement.
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
