L’Après Bicotogo: palabre a commencé

1 mois

Alors que le Parlement s’apprête à élire un nouveau président, des communiqués contradictoires sèment le doute et interrogent la gouvernance interne.

Que se passe-t-il réellement à l’Assemblée nationale ivoirienne, secouée par des décisions contradictoires à quelques jours d’une élection stratégique majeure ?

La question agite la classe politique depuis la diffusion successive de deux communiqués officiels publiés le mardi treize janvier.

Le premier texte, signé du secrétaire général, convoquait les députés élus pour élire le successeur d’Adama Bictogo.

Cette séance inaugurale de la nouvelle législature était programmée le vendredi seize janvier deux mille vingt-six au Plateau.

L’ordre du jour ne laissait aucune ambiguïté, prévoyant exclusivement l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale.

Une note parallèle demandait même aux médias d’organiser leurs accréditations, signe d’une cérémonie institutionnelle bien engagée.

Mais quelques heures plus tard, un second communiqué est venu brutalement contredire cette organisation annoncée publiquement.

Signé par le doyen d’âge Mamadou Diawara, le document déclarait la convocation précédente nulle et sans effet.

Cette volte-face soudaine a provoqué incompréhension, interrogations et spéculations au sein de l’opinion politique nationale.

Certains y voient un dysfonctionnement administratif, d’autres soupçonnent des tensions liées au choix du futur président.

Car derrière cette confusion, se joue la succession d’Adama Bictogo, figure centrale du Parlement sortant.

L’élection à venir déterminera l’équilibre politique interne et la direction des travaux législatifs pour plusieurs années.

Ce contexte survient pourtant après la validation des législatives par le Conseil constitutionnel ivoirien récemment.

Malgré quelques reprises de scrutin localisées, la nouvelle législature est juridiquement habilitée à entamer ses travaux.

Ce double signal contradictoire fragilise néanmoins l’image de l’institution censée incarner rigueur et stabilité démocratique.

Entre cafouillage procédural et enjeux de pouvoir, l’Assemblée nationale avance désormais sous le regard attentif du pays.

Pour rappel, Adama Bictogo avait été élu avec 237 voix (97,53%) contre 6 voix (2,47%) pour Jean-Michel Amankou sur 248 votants. Selon le résultat, l’on avait dénombré deux bulletins nuls et trois bulletins blancs.

JULIEN BOUABRE

photo:dr

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