La Côte d’Ivoire recule face à la corruption

3 semaines

Désormais classée à la 70ᵉ place, en raison, certainement, d’une année 2025 mouvementée. La terre d’Éburnie, qui remontait la pente depuis quelques années grâce aux efforts fournis.

Notamment par la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et d’autres structures dédiées, connaît un recul puisqu’elle passe de la 69ᵉ à la 70ᵉ place.

Cette fois, Maria Martini, directrice de Transparency International, déclare que « le monde a plus que jamais besoin de dirigeants redevables et d’institutions indépendantes pour protéger l’intérêt général ».

Le rapport publié hier, 10 février, souligne que le monde, et l’Afrique en particulier, connaît une régression dans sa lutte contre la corruption et formule des recommandations qui constituent, en réalité, la version positive des griefs énoncés.

En l’espèce, il s’agit de garantir l’indépendance, la transparence et l’accessibilité des institutions judiciaires ; de s’attaquer à l’abus d’influence dans la prise de décision politique ; de faciliter l’accès à la justice des personnes lésées par la corruption ; de favoriser l’espace civique et le signalement des faits de corruption ; de prévenir, détecter et sanctionner la corruption à grande échelle ainsi que les flux financiers illicites.

Or, la Côte d’Ivoire, en 2025, n’a pas chômé.

Le GAFI l’a épinglée, avec, en sus, deux missions d’enquête du Federal Bureau of Investigation (FBI).

L’opposition ivoirienne n’a eu de cesse de dénoncer un quatrième mandat du président Ouattara, lequel assure que les institutions de la République demeurent solides, et il semble ne pas avoir tort.

Cette même opposition dénonce une justice à deux vitesses, ainsi que certaines affaires laissant un arrière-goût amer.

Il s’agit du dossier SNEDAI, société de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, soulevé par la Cour des comptes. Du détournement de plusieurs milliards opéré par le directeur administratif et financier du ministère de la Santé. Et de la récente affaire des concours de la fonction publique.

Cette dernière affaire avait valu la brève incarcération, pour dénonciation calomnieuse, de Jean-François Kouassi, qui s’était porté candidat à l’élection présidentielle.

Enfin, les révélations liées à l’affaire Epstein, qui mettraient en cause la nièce du président, ne contribuent guère à améliorer la situation, d’autant plus que Transparency International fonde son indice sur la perception.

Tama Cesar

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

OPINIONS

LA BLITZKRIEG TRUMPISTE

 « Pour rester libre, il faut qu’on vous craigne. Pour être craint, il faut être puissant. » Après douze jours d’embourbement en Iran, en

DU MEME SUJET

D’HOUPHOUËT À OUATTARA

Rien ne va plus. La filière cacao est prise dans la tourmente.

Abidjan-Paris : le tête-à-tête, Ouattara attendu demain soir

Reçu à l’Élysée, Alassane Ouattara retrouve Emmanuel Macron dans un contexte diplomatique