Dans ses vœux, le cardinal Désiré Tsarahazana appelle citoyens et responsables à rompre avec l’hypocrisie, pour un patriotisme fondé sur l’intégrité.
Article :
À l’orée de l’année nouvelle, le cardinal Désiré Tsarahazana adresse un appel exigeant à la justice vécue quotidiennement partout.
Son message de vœux s’adresse à tous les citoyens, sans distinction, des responsabilités modestes aux plus élevées institutionnelles nationales.
Le prélat invite chacun à faire de l’intégrité un principe structurant des choix personnels et collectifs durables équitables responsables.
Par des images simples, il dénonce l’hypocrisie ordinaire qui gangrène les relations économiques et sociales quotidiennes visibles persistantes partout.
Il évoque les marchés où l’apparence trompe. Rappelant que la vérité finit toujours par se révéler publiquement douloureusement souvent.
Au sommet comme à la base, la démagogie est fustigée lorsqu’elle se pare abusivement des habits patriotiques officiels creux.
Le cardinal questionne ceux qui proclament l’amour du pays. Tout en expatriant richesses et investissements publics privés stratégiques ailleurs.
Il condamne les obstacles administratifs décourageants, incompatibles avec l’injonction paradoxale de créer emplois et valeurs locales durables équitables ensemble.
Selon lui, le développement exige responsabilité partagée.
Exige confiance civique et institutions cessant d’infantiliser les citoyens actifs matures solidaires durablement.
Distribuer des dons sans compétences ni pouvoirs revient à différer l’autonomie réelle des territoires locaux organisés responsables inclusifs pérennes.
Le cardinal plaide pour une décentralisation effective. Décentralisation fondée sur la subsidiarité et l’intérêt commun national équilibré transparent juste opérant.
Il souhaite des concertations nationales franches, libérées des calculs. Capables d’orienter une refondation sincère durable inclusive crédible collective partagée.
Sans justice vécue, avertit-il, le discours politique devient tromperie et l’espérance sociale se dissipe progressivement silencieusement dangereusement partout toujours.
Ce message pastoral rappelle que l’éthique publique commence par des gestes ordinaires, cohérents et constants visibles mesurables partagés quotidiens.
Il engage croyants et responsables à unir paroles et actes pour bâtir une société juste pacifique solidaire prospère durablement.
Ainsi, le Nouvel An devient une convocation morale à servir le bien commun. Sans duplicité ni hypocrisie ni démagogie.
MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
