À Yamoussoukro, le scrutin législatif se déroule dans le calme, mais la délocalisation massive des centres inquiète profondément le maire-candidat.
Dans le calme général du scrutin, Kouamé Kouassi Patrice a appelé les populations à voter massivement malgré contraintes persistantes.
Le maire de Yamoussoukro espère des résultats favorables, tout en saluant l’attitude pacifique observée durant toute la journée électorale.
Cependant, l’édile déplore des entraves sérieuses à la mobilité électorale, susceptibles d’affecter fortement le taux de participation local.
Il affirme avoir engagé des transporteurs pour aider les électeurs, notamment villageois, à rejoindre les nouveaux centres éloignés.
Cette initiative aurait rencontré l’hostilité de responsables du Haut Conseil du transport, selon les déclarations du maire-candidat.
Des menaces auraient même été proférées contre des transporteurs, évoquant l’incendie potentiel de leurs véhicules engagés illégalement.
Au cœur de la contestation, la délocalisation de trente-quatre centres sur cinquante-deux officiellement recensés dans la commune.
Cette situation oblige de nombreux électeurs à payer un transport supplémentaire pour exercer leur droit constitutionnel fondamental.
Pour Kouamé Kouassi Patrice, cette réalité constitue un frein majeur à la participation, surtout dans les zones rurales périphériques.
Candidat PDCI-RDA, il a néanmoins accompli son devoir civique dans la circonscription électorale 053 ce samedi matin.
Il a salué la Commission électorale indépendante pour la mise à disposition des cartes non retirées le jour du vote.
Le maire affirme avoir personnellement constaté l’effectivité de cette disposition légale, qu’il qualifie de mesure rassurante.
À Yamoussoukro, la journée électorale révèle ainsi un paradoxe entre sérénité apparente et inquiétudes logistiques profondes durables.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
