Législatives: en violation flagrante du code électoral La candidate indépendante à Diabo/Languibonou fait campagne sur un véhicule militaire

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Incroyable mais vrai. Alors que c’est clairement interdit par la loi électorale, Yao Rebecca, candidate indépendante de la circonscription de Diabo/Languibonou, fait campagne à bord d’un véhicule militaire, au vu et au su de tous.

De nombreuses photos d’elle posant sur un caterpillar immatriculé militaire. Sur ce caterpillar est affiché son poster de campagne, tournent en boucle sur internet. Comme si elle n’avait rien à craindre.

Pourtant, l’article 30, alinéa 5, du code électoral est sans ambiguïté. Il affiche une interdiction faite à tout·e candidat·e en campagne électorale d’utiliser des bâtiments ou matériels administratifs à sa guise : « l’utilisation des véhicules administratifs par les candidats et leur état-major à des fins de propagande électorale est proscrite ». Enonce clairement ledit alinéa.

Ou bien le véhicule militaire en question qu’elle utilise pour parader et dont la plaque d’immatriculation est bien reconnaissable comme étant celle d’un véhicule des Forces armées nationales, ne serait-il pas un véhicule administratif ? Sur qui et sur quoi compte cette candidate indépendante.

Elle n’est indépendante que de nom puisqu’elle est militante du RHDP ?

La candidate aurait été suscitée pour contrarier, voire inquiéter, son adversaire, le ministre Jacques Assahoré. Ce dernier est candidat officiellement investi dans cette circonscription par le RHDP.

Selon certaines indiscrétions, Yao Rebecca serait la « filleule » du ministre des Transports, Amadou Koné, député et maire de Bouaké. Lui-même en campagne pour sa réélection, et considéré comme l’« ennemi bien-aimé » du ministre Assahoré à Bouaké. Ce serait donc la « guerre froide » que se livrent les deux leaders du RHDP de Bouaké qui se prolongerait à ces élections. A travers cette candidate indépendante interposée et adversaire du ministre Assahoré.

Au-delà des querelles politiques intestines, la violation flagrante des dispositions électorales par cette « filleule » interroge le respect des textes dans le pays. Laisser passer cette infraction manifeste serait un nouveau coup porté à la crédibilité du parti au pouvoir et même de la CEI. Parti républicain pour l’un, organe d’arbitrage indépendant et juste pour l’autre. Nous attendons de voir la suite qui sera donnée à cette affaire.

FATEM CAMARA

photo:dr

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