Réagissant au communiqué ministériel publié récemment, les chefs traditionnels de Diabo et Languibonou réaffirment la légalité de leur démarche.
Ils contestent toute attitude irrespectueuse, revendiquent leur devoir d’alerte et appellent à une résolution concertée du différend.
Dans une déclaration transmise à la presse nationale, les notables réfutent catégoriquement toute accusation d’injures ou d’irrespect.
Selon eux, leur précédente prise de parole visait uniquement à dénoncer des faits jugés contraires aux règles.
Ils soutiennent avoir exercé un droit reconnu par les textes encadrant l’organisation et le fonctionnement traditionnels.
Les signataires rappellent que chaque canton demeure souverain dans la désignation de ses autorités coutumières légitimes.
À leurs yeux, signaler des irrégularités aux institutions compétentes constitue une obligation relevant de leurs responsabilités.
Ils estiment également qu’une nomination officielle n’autorise aucune violation des usages ou pratiques coutumières établies.
Les chefs considèrent que les affaires internes d’un canton doivent être traitées sans intervention extérieure inappropriée.
Ils rappellent que les représentants régionaux doivent garantir l’application équitable des textes et traditions reconnues.
Avant toute communication publique, plusieurs démarches de dialogue auraient été entreprises auprès des personnes concernées.
Une délégation coutumière s’est notamment rendue auprès des proches de Nanan N’Goran Koffi II précédemment.
Les notables affirment toutefois que cette initiative n’a produit aucun résultat satisfaisant malgré leurs attentes.
Face à cette situation persistante, ils déclarent avoir adressé une correspondance officielle à l’instance nationale.
Selon eux, les réseaux sociaux ont simplement servi à relayer leurs préoccupations devant l’absence de réaction.
Les chefs disent partager l’appel au rassemblement et à la paix formulé récemment par le ministre.
Ils soulignent néanmoins que la cohésion durable repose avant tout sur l’équité, la vérité et le respect.
Pour eux, ignorer certaines revendications légitimes risquerait d’affaiblir davantage le climat de confiance collective.
Les autorités coutumières réaffirment par ailleurs leur attachement aux institutions républicaines ainsi qu’à la stabilité nationale.
Elles invitent le ministre à encourager davantage le dialogue et l’application rigoureuse des dispositions légales.
Les signataires se déclarent enfin disponibles pour toute concertation menée sous l’autorité des instances compétentes.
Ils souhaitent qu’une solution consensuelle soit trouvée conformément aux traditions de sagesse du peuple Gblo.

