Disparition massive de cartes d’électeur : quand la démocratie ivoirienne vacille sous le poids des silences, complicités et responsabilités institutionnelles
Une alerte révèle un dysfonctionnement grave exigeant vérité immédiate, sanctions exemplaires et rupture avec l’impunité électorale
La disparition de trente-six mille cartes d’électeur à Port-Bouët constitue un scandale électoral majeur aux conséquences démocratiques explosives
Une telle perte ne peut être expliquée par une simple négligence administrative sans engager des responsabilités humaines précises
Quand des cartes disparaissent, c’est le vote citoyen qu’on vole, manipule ou neutralise délibérément.
La CEI ne peut se réfugier derrière le flou, car elle porte la charge sacrée de la transparence électorale
On doit identifier, interroger, et placer chaque maillon de la chaîne logistique électorale devant ses obligations républicaines
Les partis politiques présents localement ne peuvent prétendre à l’innocence automatique face à une telle anomalie
Le contexte de débauchages politiques récents alimente naturellement soupçons, tensions et interrogations légitimes dans l’opinion publique
Refuser d’enquêter sérieusement reviendrait à banaliser une possible fraude électorale à grande échelle
La démocratie ne survit pas aux arrangements obscurs, aux silences stratégiques et aux responsabilités diluées
Toute complaisance institutionnelle serait interprétée comme une complicité passive face à une atteinte grave au suffrage
Le peuple ivoirien mérite des élections propres, crédibles et irréprochables, loin des calculs politiciens et manœuvres souterraines
Il ne s’agit plus de communication politique, mais d’exigence morale et républicaine absolue
Car tricher avec les cartes d’électeur, c’est trahir la nation et affaiblir durablement la paix sociale. Les coupables doivent passer à la confession un jour.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
