S’il était encore parmi nous, Monseigneur Bruno Kouamé aurait célébré aujourd’hui ses 98 ans, laissant l’empreinte durable d’un ministère offert entièrement à Dieu et aux hommes.
Aujourd’hui, l’Église en Côte d’Ivoire se souvient de Monseigneur Bruno Kouamé, pasteur fidèle dont la vie fut une offrande silencieuse.
Ordonné prêtre en 1956, il s’est inscrit très tôt dans la lignée des serviteurs qui choisissent la Croix comme chemin.
Formé à Bingerville, à Ouidah puis à Paris, il a uni rigueur intellectuelle et profondeur spirituelle dans l’annonce de l’Évangile.
Pasteur attentif, il a accompagné son peuple avec la patience du semeur, convaincu que la Parole porte toujours du fruit.
Nommé évêque d’Abengourou en 1981, il accepta cette charge dans l’abandon confiant à la volonté de Dieu.
Sa parole fondatrice, « Non, je ne mourrai pas, je vivrai », résonne comme un acte de foi en la promesse de Résurrection.
Durant quarante années d’épiscopat, il fut un veilleur, gardien de l’unité et artisan discret de réconciliation.
Son ministère fut marqué par une théologie vécue, où la proximité avec l’homme révélait la proximité de Dieu.
Il enseigna que le sacerdoce n’est pas une fonction, mais un don total, façonné par l’obéissance et l’humilité.
Évêque émérite, il poursuivit son témoignage dans le silence, offrant ses années comme prière pour l’Église.
Il a incarné la figure biblique du bon berger, donnant sa vie pour ses brebis, sans jamais chercher la reconnaissance humaine.
Par son existence offerte, Monseigneur Bruno Kouamé rappelle que la fécondité du ministère naît de la fidélité quotidienne à Dieu.
Sa vie rappelle que le pasteur véritable marche devant son troupeau, non par la force, mais par l’exemple.
À 98 ans symboliques aujourd’hui, Monseigneur Bruno Kouamé demeure une lumière spirituelle et un héritage théologique vivant.
MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

